
À l'issue de discussions avec ses collègues de groupe parlementaire et les responsables de son parti, la députée verte et ancienne ministre de l'Environnement Joëlle Welfring a décidé de démissionner de son mandat de députée à compter d'octobre 2026 afin d'assumer de nouvelles fonctions en tant que conseillère spéciale pour les initiatives en matière de climat et d'égalité des genres à la Banque européenne d'investissement (BEI).
"Cette décision n’a pas été facile à prendre et je tiens ici à remercier du fond du cœur toutes les personnes qui m’ont accordé leur confiance lors des élections. Vous savez que j’assume toujours mes fonctions avec un engagement total et un grand professionnalisme. C’est exactement ainsi que j’exercerai mon mandat de députée jusqu’au dernier jour, avec une conviction et un dévouement sans faille", a déclaré Joëlle Welfring dans un communiqué ce lundi.
La députée du Sud, qui a été ministre de l'Environnement pendant un an et demi au sein de la coalition tripartite et auparavant directrice de l'Administration de l'environnement, siège à la Chambre pour son parti depuis trois ans.
Mme Welfring a rejoint le parti vert au pied levé en 2022, après être devenue ministre de l'Environnement suite à la démission de Carole Dieschbourg. Cette dernière avait elle-même démissionné après le scandale de "l'abri de jardin".
Chez les Verts, Josée Lorsché, troisième candidate sur la liste Verte Sud et actuelle première échevine de Bettembourg, fait son retour à la Chambre. Élue députée pour la première fois en 2011, cette femme politique de 64 ans a également présidé le groupe parlementaire des Verts de 2018 à 2023. Cette enseignante, qui a milité dans le mouvement antinucléaire dans les années 1980, est engagée chez les Verts depuis plus de quarante ans.

Parallèlement à ce remaniement au sein de la Chambre, un poste au Conseil d'État, occupé par les Verts avec un conseiller, deviendra également vacant : après la nomination de l'avocate Deidre Du Bois à la vice-présidence la semaine dernière, elle quittera son siège au Conseil d'État.
Il appartient au gouvernement de nommer un nouveau membre du Conseil d'État. Le dernier poste vacant était occupé par Max Lehnen, du Parti démocratique (PD), qui succédera à Georges Kohn au sein de cette haute instance.