"Le pays risque de se retrouver démuni"Le Luxembourg n'est pas préparé en cas de crise, déplore le LSAP

Claudia Kollwelter
traduit pour RTL Infos
Il appartient désormais au gouvernement de prendre des mesures pour renforcer la résilience de la population, estime le groupe parlementaire LSAP.
Taina Bofferding et Paulette Lenert lors de la conférence de presse du 26 janvier 2026.
Taina Bofferding et Paulette Lenert lors de la conférence de presse du 26 janvier 2026.
© LSAP

Lors de la prochaine crise, le Luxembourg risque de se retrouver démuni.” Le pays n’est pas préparé en cas de crise, déplore le groupe parlementaire LSAP, qui organisait lundi une conférence de presse. Le parti a exigé des actions concrètes de la part du gouvernement.

Une stratégie existe certes sur le papier, mais si une crise survient, très peu de personnes savent quoi faire, a souligné Paulette Lenert. En avril dernier déjà, une motion LSAP sur la résilience et la gestion de crise a été adoptée à la Chambre, mais depuis, rien ne s’est passé. D’autres pays agissent. Non pas pour créer la panique, mais pour l’éviter. Un simple site Internet ne suffit plus : “Nous avons besoin d’une campagne qui s’adresse aux ménages, adaptée aussi aux différents âges. A l’étranger, il existe des brochures destinées aux enfants, aux personnes âgées. Les hôpitaux doivent être préparés. Au Luxembourg, nous avons en plus la situation particulière de milliers de frontaliers qui viennent chaque jour. Si, soudain, tout s’arrête d’un moment à l’autre, que se passe-t-il pour eux ? Savent-ils où aller ? Où seront-ils hébergés ?

Sensibiliser signifie aussi informer régulièrement la population, et pas seulement par un “one-shot”. Des exercices avec les communes et la population civile seraient également une piste, explique Taina Bofferding : “A l’étranger, il existe aussi des initiatives très intéressantes où les gens apprennent à faire face à ce type de situation. Ici, nous avons déjà eu de grands exercices avec les secours, la police, le CGDIS. Mais il est aussi important d’impliquer les citoyens et citoyennes.” Une fois une crise déclarée, il faut pouvoir informer la population via de multiples canaux directs et indirects.

Le système LU-Alert doit également jouer un rôle central et donc être renforcé : “il ne s’agit pas seulement d’alerter, mais aussi de donner des recommandations concrètes. Par exemple, en cas de problème avec l’eau potable, communiquer aussi qu’il faut la faire bouillir. Ou, en cas de tempête, préciser qu’il ne faut pas sortir. Il est donc essentiel de ne pas se limiter à un avertissement, mais de dire concrètement ce qui est attendu des citoyens dans une telle situation.

Une autre revendication de Taina Bofferding concerne l’instauration d’un cours de premiers secours obligatoire, qui pourrait, selon elle, être lié à l’obtention du permis de conduire. Il appartient désormais au gouvernement de prendre des mesures pour renforcer la résilience de la population, a insisté la fraction LSAP.

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