
La salle du centre culturel de Niederanven était bien remplie lors du verre du nouvel an du parti politique d'opposition, environ 600 membres s'étaient réunis afin de vivre le lancement de cette "super année électorale" ensemble. Pour Gilles Roth, chef de fraction, "voir autant de monde est un signe que le CSV est bien en vie".
Les membres qui s'attendaient à de grandes annonces personnelles pourraient être déçus, comme l'a annoncé d'emblée le secrétaire général Christophe Hansen: "au CSV, le travail vient avant les personnes, je pense que les autres partis voient les choses différemment".
La stratégie du CSV est claire: tout miser sur les élections communales du 11 juin et récolter des points auprès des électeurs. Un élan qui sera ensuite utilisé pour les élections législatives du 8 octobre.

Selon plusieurs témoignages recueillis lors de la soirée, il est temps pour le CSV de changer de politique, de se concentrer sur le vivrensemble, dans l'intérêt du citoyen. Lorsqu'il faudra former un nouveau gouvernement à l'automne 2023, "le Luxembourg ne pourra pas se passer du CSV".
Les responsables du parti critiquent les campagnes électorales déjà lancées par les autres partis. Les priorités du CSV sont pour le moment le logement, l'énergie, l'éducation, mais aussi l'agriculture et le climat ou encore une autre approche fiscale, "qui n'a pas été adaptée à l'inflation ces 6 dernières années", souligne Gilles Roth, "cela fait de la classe moyenne la bonne poire du Gouvernement qui lui rapporte un maximum d'impôts et nous plaidons pour davantage d'allègements fiscaux, surtout en cette période compliquée pendant laquelle les citoyens ont besoin de plus de pouvoir d'achat".
Le changement est attendu depuis longtemps et "le CSV est prêt, nous avons des alternatives à la politique de la coalition bleu-rouge-vert" s'est réjoui le président du parti qui a bien saisi les piques envoyées par le Premier ministre lors de son discours de nouvel an: "il a promis des trampolines aux citoyens, mais avant de proposer un trampoline, qu'il essaie déjà de se lever de son hamac et qu'il fasse ce dont le pays a besoin. Là il aura déjà bien travaillé", commente Claude Wiseler.
Le reportage de RTL Télé en luxembourgeois: