
C’est ce vendredi que le congé collectif dans le domaine de la construction a débuté au Luxembourg, il durera jusqu’au 18 août et les chantiers seront à l’arrêt pendant toute cette durée. La pause estivale chez les chauffagistes et les installateurs commencera un peu plus tard mais durera également trois semaines.
Le directeur général de la Chambre des métiers Tom Wirion avoue que la situation dans le secteur de la construction est “tendue”, mais malgré la crise, les chantiers seront bien à l’arrêt pendant trois semaines.
Depuis 1975, il y a près de 50 ans, cette pause estivale réglementée fait partie du paysage de la construction luxembourgeois. Elle présente toutefois encore plus d’avantages que d’inconvénients malgré une période plus compliquée. Les patrons et les collaborateurs ont ainsi la chance de prendre un peu de temps pour soi, sans soucier d’éventuelles conséquences pour leurs jobs ou leurs contrats.
En ce qui concerne les chantiers urgents, par exemple dans les écoles ou sur la route, des exceptions existent et permettent aux employés concernés de continuer le travail. Sur les 149 demandes reçues par l’ITM, l’Inspection du travail et des mines, 118 ont été validées par la commission qui les a jugées “éligibles à poursuivre le travail”.
Selon l’ITM, cela concerne environ 415 salariés sur un total de 42.000 personnes qui travaillent dans la construction. L’ITM est également responsable du respect du congé collectif, et son directeur Marco Boly précise que “ce contrôle est important pour protéger le secteur. Les entreprises qui ferment pendant trois semaines seraient pénalisées par les sociétés qui continueraient à travailler sans dérogation malgré le congé collectif imposé”.
Pour les autorités, il est important de garder les salariés dans les entreprises. Le cadre, fixé par les nouvelles mesures du gouvernement, ayant pour but de redynamiser le secteur de la construction devrait porter ses fruits: “en cas de pénurie de travail, les services publics devront faire en sorte que davantage de projets fassent l’objet d’un appel d’offres afin de maintenir le plus d’emplois possibles et d’éviter des fermetures ou des mises au chômage”, explique Tom Wirion.
Il reste toutefois prudent en énonçant le résultat d’une enquête réalisée auprès des membres de la Chambre des métiers qui laisse entrevoir une future direction légèrement positive que pourrait prendre le secteur de la construction. Les responsables espèrent surtout une belle reprise après le congé collectif afin de concrétiser ce sentiment optimiste.