
Le Statec a observé l'évolution des revenus des résidents du Luxembourg à la suite du confinement. La grande majorité d'entre eux, 82%, ne note pas de dégradation. Parmi les actifs, la tendance est la même: pas de baisse de revenu pour 77%, une perte limitée pour 21% et une augmentation pour 2%.
En revanche, les personnes qui ne travaillent pas, ont constaté une perte de revenu. C'est notamment le cas des chômeurs et des étudiants.
La perte de revenu est liée au secteur d’activité: 56% des personnes concernées travaillent dans l’Horeca, 43% dans le commerce, 42% dans l’industrie et 39% dans la construction. Les principales raisons de la diminution du revenu sont: la réduction involontaire du temps de travail, la perte d’emploi ou la cessation involontaire d’activité avec comme conséquence la baisse de salaire pour les employés ou de profit pour les indépendants.
Les femmes de 18-24 ans paient un tribut plus lourd à la pandémie. Elles sont plus nombreuses à subir une baisse de revenu, toutes catégories confondues. La baisse de revenu dépend aussi du niveau d’études. Les personnes de niveau d’études secondaire de 1er cycle sont deux fois plus nombreuses que celles de niveau master ou plus à subir cette baisse.
Pendant le confinement, environ 58% des résidents ont dépensé moins et 16% plus d’argent. Environ 26% n’ont pas vu de changement dans les dépenses. Là aussi des disparités se font jour. Pendant le confinement les ménages modestes, qui ont le plus connu la baisse de revenu, ont moins baissé leur consommation, car ils ont plus de dépenses contraintes. Une personne sur cinq dont le revenu a diminué a connu une augmentation de ses dépenses.
Ces personnes font donc face à des difficultés financières liées au COVID-19. Le confinement a eu pour conséquence la baisse de la consommation, de ce fait 39% des ménages se sont retrouvés avec un revenu disponible plus important qu’avant la crise sanitaire.
Le type de logement et la présence ou non d’un espace extérieur ont évidemment un impact sur le bien-être des résidents pendant le confinement. Parmi les enquêtés, 62% vivent dans une maison individuelle et 38% dans un appartement. 10% des enquêtés vivent dans un logement qui ne dispose d’aucun espace extérieur.
Les différentes régions n'affichent pas le même confort. Ainsi, à Luxembourg-Ville à peine 30% des personnes confinées vivent dans une maison alors que cette proportion est de 80% des enquêtés de la région du Nord et 72% de la région de l’Est.
"Au début, la pandémie était une crise sanitaire touchant essentiellement des personnes âgées. Aujourd'hui, elle constitue également une crise sociale majeure, accentuant toutes les inégalités de classes sociales, de sexe et de générations", conclut ainsi le Statec.