Critique des députésL'audit sur l'Uni.lu ressemblerait plutôt à un "exercice imposé"

Michèle Sinner
traduit pour RTL Infos
 Les députés de la Commission de l'Enseignement supérieur ont examiné mardi le cahier des charges élaboré en vue de l'audit externe sur la gouvernance de l'Université du Luxembourg. Certains s'interrogent déjà sur l'objectivité de cet audit.
La Maison du Savoir de l'Université du Luxembourg à Belval.
La Maison du Savoir de l’Université du Luxembourg à Belval.
© Baumschlager Eberle

La ministre de l’Enseignement supérieur, Stéphanie Obertin, a présenté mardi aux membres de la commission parlementaire concernée le cahier des charges élaboré par le ministère en vue de l’audit externe sur la gouvernance de l’Université du Luxembourg. Comme la ministre l’a déclaré lors de la réunion, l’objectif est de “réaliser une analyse factuelle des mécanismes de gouvernance de l’université. Nous voudrions que les attributions et la composition des différents organes soient examinées et analysées. Et nous voudrions que d’éventuels dysfonctionnements dans les processus de prise de décision, ainsi que dans les questions éthiques ou d’éventuels conflits d’intérêts, soient identifiés.

L’audit doit examiner tous les différents organes de la hiérarchie de l’université, en commençant par le Conseil des gouverneurs, puis le rectorat, les doyens et les directeurs, jusqu’aux chefs de département et au Conseil universitaire. Les députés de la commission constatent néanmoins des problèmes. Ils critiquent notamment le fait que les auditeurs doivent parler avec un échantillon de personnes issues des instances analysées, ce qui risque de rendre l’audit non objectif. La députée verte Joëlle Welfring a déclaré lors de la réunion :

Cela ressemble un peu à un exercice imposé. On vérifie si ce qui a été fait jusqu’ici était conforme à la loi. C’est ce que suggère la première lecture du document, et si c’est réellement le cas, je trouve que ce sera vraiment un coup dans l’eau. Ce genre d’exercice doit être abordé autrement.”

L’audit doit analyser la période allant de 2018 à 2025. Mais il doit être finalisé en dix semaines. Le fait qu’il doive avancer si rapidement a été un autre point de critique soulevé par les députés de la commission.

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