Après le cri d'alerte du ParquetLa ministre déplore un "manque de communication"

Diana Hoffmann
adapté pour RTL Infos
Des structures sont actuellement mises en place afin d'assurer un meilleur accompagnement des jeunes souffrant de troubles psychiques, explique Martine Deprez. La ministre de la Santé répond sans tarder au cri d'alerte lancé la veille par le Parquet.
D'Gesondheetsministesch Martine Deprez
D’Gesondheetsministesch mat Erklärungen an neie Pläng
© Domingos Oliveira

Selon la ministre, le problème est connu de ses services qui travaillent déjà à ce que la psychiatrie juvénile soit développée.

On peut comprendre les préoccupations du Parquet”, a déclaré jeudi la ministre de la Santé Martine Deprez en réponse à un communiqué du Parquet. La justice avait critiqué la prise en charge des jeunes souffrant de troubles psychiatriques qui pointait un manque de places et de supervision nécessaire.

La ministre a déclaré vendredi, en réponse à RTL, que le manque de communication avec les instances judiciaires avait également été un facteur déclencheur du communiqué. Elle a ajouté qu’ils travaillaient actuellement avec le ministère de l’Éducation sur des structures visant à combler le fossé entre les traitements hospitaliers et ambulatoires pour les jeunes.

C’est là que les jeunes seraient envoyés s’ils sont médicalement stables mais pas encore prêts à rentrer chez eux, car leur environnement peut être en partie responsable de leurs problèmes. “Nous voulons impliquer davantage le pouvoir judiciaire dans cette planification”, a ajouté la ministre. Ces structures incluent également les établissements médico-légaux dont la procureure générale adjointe Simone Flammang a parlé jeudi dans une interview accordée à RTL. Elles sont destinées, entre autres, aux jeunes délinquants souffrant de troubles psychiatriques lorsqu’ils sortent d’un établissement fermé tel que l’Unisec.

Une loi “pas tout à fait claire”

La ministre de la Santé a également souligné qu’il existe actuellement des ambiguïtés dans la loi concernant le moment où un placement judiciaire doit être ordonné et celui où les tribunaux souhaitent mettre en place une structure pour assurer le suivi des jeunes sans décision judiciaire.

Toutefois, des efforts étaient en cours pour éliminer cette ambiguïté dans la loi sur la jeunesse. En tant qu’autorités judiciaires, elles avaient déjà attiré l’attention du gouvernement sur le problème du manque de soins psychiatriques pour les jeunes, a souligné la procureure générale adjointe Simone Flammang.

Mais on n’avait pas eu le sentiment d’être pris au sérieux comme on aurait dû l’être. C’est pourquoi on a lancé cet appel à l’aide sous la forme d’un communiqué. Il faudrait des mois, voire des années, pour que certains des jeunes concernés obtiennent une place.

Un ou deux établissements dans les deux prochaines années

La ministre Martine Deprez affirme que les critiques de la part de la justice ne datent pas d’hier. Il est clair que le secteur de la psychiatrie pour jeunes doit être développé. Cependant, elle n’a pas pu dire combien de temps il faudrait avant que de telles structures intermédiaires entre les soins hospitaliers et ambulatoires soient disponibles dans le pays. Elle espère qu’au moins un ou deux établissements de ce type pourront ouvrir leurs portes dans les deux prochaines années.

Elle a également souligné qu’il était parfois difficile de trouver les locaux nécessaires. “L’État n’est pas toujours en mesure d’acheter directement ces bâtiments. Il y a donc parfois un manque de ressources à ce niveau”, souligne la ministre.

La prochaine étape après la création de l’établissement consiste à trouver du personnel spécialisé. Elle précise qu’un nouveau programme de formation en psychiatrie de l’adolescence est en cours de mise en place à l’université.

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