Après la violente altercation entre deux lycéennes Le Parquet lance un cri d'alerte sur le manque de places en psychiatrie juvénile

RTL Infos
Suite à la violente altercation survenue mercredi entre deux lycéennes au Limpertberg, le parquet alerte sur le manque de moyens mis en oeuvre pour la prise en charge des jeunes en difficulté, de manière générale au Luxembourg.
© Domingos Oliveira

La dispute déclenchée dans une cantine scolaire à Luxembourg-Limpertsberg qui s’est soldée par plusieurs coups de couteau portés par une lycéenne de 14 ans a une camarade du même âge en pleine rue, a secoué mercredi toute la communauté scolaire, et au-delà, le Luxembourg. Ce type de fait divers, qui plus est dans un contexte scolaire, est choquant et pose une série de questions.

24 heures après ce fait troublant, le Parquet de Luxembourg a décidé de mettre les pieds dans le plat. Car l’événement qui s’est déroulé mercredi à proximité immédiate du Lycée Michel Lucius au Limpertsberg “ne constitue pas un simple fait divers”, écrit le Parquet, mais soulève un problème bien plus vaste qui est celui du “suivi judiciaire et de problématiques liées à l’encadrement des mineurs en difficultés”, et en particulier leur prise en charge par les services de psychiatrie juvénile. Sans les citer, le Parquet fait ici référence aux structures de santé qui prennent en charge des jeunes souffrant de troubles ou syndromes divers.

Bien que la justice ait décidé certaines mesures pour venir en aide à ces enfants présentant des troubles psychiques, voire des comportements à risque, elles “n’ont pas pu être mises en œuvre à temps” et cela “faute de places disponibles dans les structures adaptées”, alerte le Parquet qui regrette cette situation de fait.

La santé mentale est un élément crucial dans le développement des jeunes mineurs, et les structures actuelles “ne permettent pas toujours une prise en charge suffisante de ces situations”.

Ce problème n’est pas nouveau”, sait trop bien le parquet, mais il “mérite des solutions durables”, estime-t-il. Car ce problème structurel en crée de nouveaux. Comme “l’aggravation de la situation qui s’est matérialisée hier par la commission d’une agression à l’aide d’une arme”, résume le Parquet faisant dès lors directement le lien entre le fait divers de mercredi et les dysfonctionnements soulevés.

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