Des milliers de cas en 2022La grippe aviaire doit-elle nous inquiéter?

RTL Infos
La grippe aviaire est de retour en Europe. Déjà près de 50 millions d'animaux ont dû être euthanasiés depuis l'année dernière.

Depuis octobre 2022, les autorités européennes sont préoccupées par la propagation de la grippe aviaire. 37 pays sont concernés, dont le Luxembourg. Fin janvier, le virus a été détecté chez des volailles à Lellingen. Jusqu'à présent, le virus s'est uniquement propagé d'une espèce d'oiseaux à une autre, mais une évolution inquiétante a été constatée dernièrement, avec des mammifères également infectés, tels que des visons.

Avec 50 millions d'animaux euthanasiés, l'épidémie serait au moins deux fois plus grave que les années précédentes. Le dernier foyer a été détecté au Luxembourg fin janvier à Lellingen. Le professeur Claude Muller, virologue, parle d'une situation dramatique pour les éleveurs de volailles. 7.000 foyers ont été dénombrés l'an dernier: un tiers dans des élevages de volailles et deux tiers parmi des oiseaux sauvages. En Europe, 37 pays sont concernés et plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux sont touchées.

Une autre nouvelle a suscité l'inquiétude en janvier. Le virus de la grippe aviaire a été détecté dans un élevage de visons en Espagne. La particularité est que les visons se sont contaminés mutuellement, sans contact direct avec des volailles. Grâce à une mutation, le virus a pu mieux s'adapter aux mammifères, explique le virologue, qui se veut cependant rassurant, parce que d'autres mutations sont indispensables pour qu'on en arrive à des transmissions d'être humain à être humain.

D'ailleurs, les animaux peuvent être vaccinés contre le virus, mais cette vaccination est contestée, du moins en Europe. La propagation de la grippe aviaire n'est pas évitée ainsi, mais son déroulement est atténué. Il serait également compliqué de distinguer un animal contaminé par le virus d'un animal vacciné.

Un certain nombre de vaccins existent aussi déjà pour les humains. Ils ne sont toutefois pas encore utilisés actuellement, précise le professeur Muller. Mais ils sont là au cas où il y aurait une transmission effective d'homme à homme, dans le sens d'une éventuelle pandémie, alors ils sont en stock pour être utilisés.

Il n'y a donc aucun danger pour l'homme pour le moment. Il faudrait continuer à surveiller l'évolution et essayer de réduire au maximum les contacts entre les volailles de différents élevages, les oiseaux sauvages et aussi les humains.

Le reportage de RTL en luxembourgeois:

Vullegripp - Musse mir eis Suerge maachen?
D'Vullegripp ass erëm an Europa ënnerwee. Scho ronn 50 Millioune Déieren hunn an Europa zanter leschtem Joer misse gekeult ginn.

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