ArcelorMittal à DifferdangeJusqu'à 85 % de poussières en moins à l'avenir

Jeannot Ries
traduit pour RTL Infos
Depuis plus d'un siècle, Differdange vit au rythme des aciéries. Depuis l'HADIR (Hauts-Fourneaux et Aciéries de Differdange) jusqu'à ArcelorMittal aujourd'hui. Et pendant des décennies, les flammes rouges et la poussière noire ont fait partie du paysage. Mais des investissement vont enfin permettre d'assainir davantage l'air que respirent les riverains aux alentours.
Le site de Differdange
Le site de Differdange
© Domingos Oliveira

Le groupe ArcelorMittal veut s’efforcer de produire de façon plus respectueuse de l’environnement. À Differdange, il investit dans un système de dépoussiérage.

Ces imposantes canalisations aspirent 1,2 million de mètres cubes d’air par heure de l’usine. Cet air est ensuite filtré dans une grande installation. Une installation qui était partiellement utilisée en France jusqu’en 2013, à Florange, avant d’être fermée pour des raisons économiques. Ces deux dernières années, l’installation a été agrandie et transférée à Differdange.

Cleison Webber, chef de projet chez ArcelorMittal, explique comment l’air est filtré : “Il y a plus de 4600 manches. Les manches, c’est quoi ? C’est comme des chaussettes qui font 7 mètres de longueur et sur lesquelles les poussières viennent se déposer à l’extérieur. Et périodiquement, en fonction de la taille du process, il y a un nettoyage automatique, ce qu’on appelle le décolmatage, qui va servir à faire tomber les poussières qui restent à l’extérieur des manches, vers le bas des trémies.” La capacité sera d’une tonne par jour une fois le système de filtration pleinement opérationnel.

Direction l’aciérie. Sur le site, les zones générant le plus de poussière lors des différentes phases de production ont été identifiées. Par exemple, l’endroit où les grands conteneurs sortant du four à acier sont désormais nettoyés dans un caisson surdimensionné.

“Ces opérations se font en général avec des lances d’oxygène et génèrent une grande quantité de poussière, pendant un court laps de temps mais de manière assez intense. Le but du projet était donc d’essayer de confiner au maximum cet espace et de le mettre sous dépression. On aspire l’air dans ce box et on capte ainsi l’ensemble des poussières qui sont émises lors de cette opération” , explique Pierre Collin, responsable de production de l’aciérie ArcelorMittal Differdange.

À quelques mètres de là, une immense cheminée a été installée au-dessus d’un des fours. Dans une phase ultérieure, les fumées et les poussières générées lors du laminage des tonnes de poutres seront également acheminées vers ce système.

“Il s’agit d’un projet de 23 millions d’euros visant à capter, c’est-à-dire à extraire, 85 % de toutes les poussières produites ici sur le site de Differdange”, a déclaré Pierre Jacobs, PDG d’ArcelorMittal Long Products, Luxembourg.

Moins d’émissions. Un investissement qui réduit considérablement l’exposition des travailleurs de l’usine. Et qui devrait également améliorer la qualité de vie des riverains immédiats de l’aciérie. L’État luxembourgeois a investi 6 millions d’euros, pour une installation qui n’est pas encore la norme en Europe.

Le reportage (en Luxembourgeois) :

ArcelorMittal Stolwierk Déifferdeng: An Zukunft bis zu 85% manner Stëbs
Zanter iwwer 100 Joer schléit de Bols vun der Stad Déifferdeng am Rhythmus vum Stolwierk.

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