
Le Luxembourg a enregistré la plus forte augmentation trimestrielle du ratio de la dette publique dans l’Union européenne au troisième trimestre 2025, bien qu’il continue d’afficher l’un des niveaux d’endettement les plus bas de la zone, selon les derniers chiffres publiés par Eurostat.

La dette publique du Grand-Duché a augmenté de 2,6 % par rapport au deuxième trimestre, portant son ratio dette/PIB à 27,9 %, mais elle conserve son statut de deuxième ratio le plus bas de l’UE, derrière l’Estonie (22,9 %).
Le ratio dette/PIB du Luxembourg est particulièrement sensible aux fluctuations à court terme de la production économique, compte tenu du PIB relativement faible et volatil du pays. Un ralentissement modéré ou une baisse trimestrielle du PIB nominal peut faire grimper ce ratio, sans pour autant entraîner une augmentation significative de l’endettement. Dans les économies plus importantes, cet effet est généralement beaucoup plus modéré.
Dans l’ensemble de l’UE, la dette publique brute a augmenté pour atteindre 82,1 % du produit intérieur brut (PIB), contre 81,9 % au trimestre précédent et 81,3 % un an plus tôt. Onze États membres ont enregistré une augmentation de leur ratio d’endettement au cours du trimestre, tandis que seize ont signalé une baisse.

Les pays voisins ont continué d’enregistrer des ratios d’endettement nettement plus élevés. La France a déclaré une dette publique équivalente à 117,7 % du PIB à la fin du troisième trimestre, tandis que celle de la Belgique s’établissait à 107,1 %. L’Allemagne a enregistré un ratio dette/PIB d’environ 66 %.
Les ratios d’endettement les plus élevés ont été enregistrés en Grèce, avec 149,7 % du PIB, et en Italie, avec 137,8 %. L’Espagne est également restée au-dessus du seuil des 100 %, avec 103,2 %.
La dette publique totale de l’UE a atteint 15.250 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre. Les titres de créance représentaient un peu plus de 83 % du total, les prêts environ 14 % et les devises et dépôts environ 2,5 %.