
Un des points concerne la création d’un code de déontologie pour les élus communaux. Le Syvicol était certes demandeur, mais ce qui est actuellement sur la table va parfois au‑delà de l’objectif, estime le syndicat de communes Syvicol. C’est l’un des éléments à retenir de la réunion du comité de lundi.
Un bouquet de fleurs, une bouteille de vin ou un engagement dans une association… Pour les conseillers communaux, il s’agit de définir un cadre plus clair quant à ce qui est acceptable ou non. Mais le texte du ministère des Affaires intérieures suscite de vives réactions et des commentaires négatifs parmi les membres du comité du Syvicol. Selon son président, Emile Eicher, le code de déontologie local devait s’inspirer de celui de la Chambre des députés, mais sans aller plus loin : “Surtout, on devrait désormais déclarer, par exemple, dans quelles associations on est engagé. Nous estimons que cela relève de la vie privée. Ce n’est d’ailleurs pas demandé à la Chambre.”
La valeur d’un montant maximum de 150 euros pour un cadeau est acceptable, explique le député CSV et président du Syvicol, Emile Eicher. C’est aussi la règle appliquée pour les parlementaires. Ce qui dérange toutefois Emile Eicher, ce sont les déclarations détaillées prévues ensuite : “Ce que nous trouvons ridicule, c’est qu’il faudrait désormais tenir une liste indiquant de qui l’on a reçu quel cadeau, à quel moment, et estimer la valeur de ce cadeau. Si c’est en dessous de 150 euros, comme on l’estime, je trouve cette déclaration superfétatoire, nous n’en avons pas besoin, car je pense que c’est évident : un bouquet de fleurs normal ne coûte pas plus de 150 euros et une bouteille de vin luxembourgeois dépasse rarement ce montant. Mais s’il s’agit d’autres choses, il faut bien sûr être prudent.”
Un autre sujet abordé dans les amendements concernait les modifications du congé politique, qui doit être augmenté. C’est à saluer, souligne Emile Eicher, sur ce point, les revendications du Syvicol sont satisfaites.