
Ces trois personnes étaient allées au Lac de la Haute-Sûre en mai dernier, c'est-à-dire pendant le confinement, ce qui était alors interdit. Deux des trois prévenus ne s'étaient pas présentés à l'audience.
Le 17 mai, il faisait beau. Les gens ont été nombreux à se rendre au Lac de la Haute Sûre. Le problème est qu'à ce moment-là, le Grand-Duché était en confinement et les autorités communales locales avaient décidé la fermeture du Lac afin d'éviter la propagation du coronavirus.
Le représentant du parquet avait notamment argumenté que les médias avaient informé que les plages étaient fermées. Les personnes concernées auraient donc dû le savoir. Il avait requis une amende à l'encontre des trois. Le juge a été d'un autre avis.
Dans son jugement, il est question de deux réglementations d'exception, qui se contredisent. Un règlement communal d'urgence du 3 avril interdit l'accès aux plages du Lac, alors qu'un règlement grand-ducal du 15 mai autorise les rassemblements de 20 personnes au maximum en plein air. Le 17 mai, la police aurait seulement verbalisé des gens qui se trouvaient sur les plages, sans pratiquer d'autre activité, mais pas ceux qui étaient dans l'eau pour y plonger ou faire du windsurf ou du stand up paddle.
Ces personnes avaient aussi accédé aux plages, un accès qui était pourtant interdit. Les policiers auraient ainsi créé une inégalité. Les citoyens doivent être en mis en situation de savoir précisément ce qui est autorisé et ce qui est interdit, a ajouté le juge.