
A propos de l’affaire Dan santos, l’ex-entraîneur de l’équipe nationale féminine récemment licencié par la Fédération luxembourgeoise de football, en raison de messages inappropriés envoyés à plusieurs joueuses, Barbara Agostino estime que “l’entraîneur est une personne de référence importante pour les joueuses, notamment lorsqu’il s’agit d’un entraîneur d’une équipe nationale, et il doit simplement exister une certaine distance entre les joueuses et l’entraîneur”. Selon elle, il est important de savoir qu’il y a des limites et quand elles sont dépassées. “Un entraîneur doit juger, ou plutôt parler, de la manière dont les choses doivent se dérouler techniquement sur le terrain, de la manière dont une joueuse doit se comporter sur le terrain. Il peut peut‑être aussi juger ses performances, mais certainement pas son apparence”.
Barbara Agostino a évoqué ses propres expériences d’autrefois, notamment lorsqu’un entraîneur est entré avec les joueuses dans les douches : “Aujourd’hui, cela serait impensable. Mais même à l’époque, nous avions réagi immédiatement en disant : ‘On pense qu’il est vraiment temps que tu sortes.’ Et le sujet était clos”.
Sans aller jusque-là, des remarques sur l’apparence, ce n’est plus acceptable aujourd’hui. “Et si ces messages ont effectivement été envoyés en 2023, il aurait fallu le dire immédiatement à ce moment‑là”, souligne la députée. Par ailleurs, Barbara Agostino pense que “Dan Santos paie aussi un peu aujourd’hui les conséquences de l’affaire Gerson Rodrigues, où nous avions reproché à la FLF, à l’époque, de ne pas avoir réagi immédiatement, alors que maintenant elle a manifestement réagi tout de suite. On peut discuter de la manière dont cela a été fait, moi je l’aurais peut‑être fait autrement”, mais face à de tels messages, la FLF devait réagir.
L’ancienne capitaine des Lionnes rouges a toutefois également voulu mettre en avant “l’engagement sportif” de Dan Santos et rappeler que si les joueuses peuvent aujourd’hui évoluer en Ligue B, c’est aussi grâce à lui et à tout le staff autour. “Je pense que cet aspect est un peu oublié dans toute cette discussion. C’est pourquoi je tiens aussi à remercier Dan ici pour son engagement en tant qu’entraîneur, en tant qu’entraîneur sportif.”
Barbara Agostino est aussi cheffe d’entreprise. Par le passé, elle a dirigé 24 crèches. Quelle est sa position sur le salaire minimum, en tant que députée DP ? “Il faut être réaliste”, dit la députée et foraine : “il est très difficile de vivre avec un salaire minimum”. Et d’ajouter, “le salaire minimum au Luxembourg serait très bien en soi, si nous n’avions pas le problème du logement”. Actuellement, une personne au salaire minimum touche 2.704 euros, et le salaire minimum qualifié est 20 % plus élevé. Beaucoup d’autres personnes, qui gagnent davantage, rencontrent elles aussi des difficultés. “Aujourd’hui, si un jeune n’a pas un apport de la part de sa famille” pour débuter dans la vie, “c’est un problème, salaire minimum ou pas”.
Si les syndicats veulent discuter du salaire minimum, la députée DP souhaiterait, en tant que cheffe d’entreprise, aborder également la question de l’absentéisme. Elle précise qu’elle ne parle pas des personnes réellement malades, celles‑ci ne sont évidemment pas concernées, mais de l’absentéisme abusif, lorsque certaines personnes profitent du système, a indiqué la députée libérale.