
Des crédits d'impôts sont moins complexes et plus rapides à mettre en oeuvre qu'un ajustement du barèmes fiscal à l'inflation, a expliqué mardi sur RTL la députée DP Carole Hartmann. Elle répondait ainsi à la revendication des syndicats OGBL et CGFP et elle a défendu l'approche de sa collègue de parti, la ministre des Finances, Yuriko Backes. Que ce soit pendant la pandémie, pour la crise énergétique ou encore pour soutenir les parents isolés, le gouvernement a misé sur des mesures ciblées, selon Carole Hartmann. A présent aussi, que les finances publiques présentent une marge de 500 millions d'euros, il faudrait passer par des crédits d'impôts, d'après Carole Hartmann. Nous ne serions pas encore sortis de la crise énergétique et en ces "temps incertains", il faudrait aider ceux qui en ont le plus besoin.
Tout comme Yuriko Backes, Carole Hartmann a répété qu'un ajustement du barème fiscal, estimé à environ 600 millions d'euros par an, serait actuellement trop onéreux. Par ailleurs, un relèvement du taux d'imposition supérieur n'apporterait pas grand-chose, selon elle, et pourrait ne pas compenser ce coût. Évoquant un autre scénario de l'Administration des contributions directes (page 25), dans lequel 500 millions d'euros pourraient être injectés, la députée libérale s'en est tenue à son affirmation selon laquelle des augmentations des taux d'imposition supérieurs nuiraient à la compétitivité du pays.
Ne vaudrait-il pas mieux au contraire conserver les 500 millions d'euros, pour donner plus de marge d'action au prochain gouvernement? Les crédits d'impôts sont-ils un cadeau électoral? A ces questions, la députée DP a répondu: "En temps de crise, vous ne pouvez pas parler de cadeau électoral." Ce serait une bonne nouvelle qu'il y ait une marge pour fournir de l'argent à ceux qui en ont effectivement besoin.
Mardi matin, il a également été question de temps de travail. Pour le DP, il s'agirait moins d'une discussion sur une réduction du temps de travail qu'une discussion sur la flexibilité du temps de travail. Carole Hartmann pourrait s'imaginer un "temps de travail annuel" où employeur et salarié pourraient décider ensemble, selon la quantité de travail, quand il y aura plus ou moins de temps libre.
En matière de couverture financière des indépendants, Carole Hartmann s'est clairement prononcée pour un statut unique entre les indépendants et les salariés. La députée a demandé une interpellation à la Chambre sur ce thème.