
Actuellement, les aides de l'État sont utilisées pour lutter contre les prix élevés du gaz et de l'électricité. Mais que se passera-t-il quand ces mesures arriveront à échéance? Quelle est la situation sur le marché de l'énergie en ce moment? Ce sont quelques-unes des questions qui ont été posées jeudi matin au directeur général d'Enovos, Erik von Scholz, sur RTL.
Il y a beaucoup d'incertitudes pour 2024. A ce jour, nous ne pourrions pas encore dire ce qu'il va se passer, selon Erik von Scholz. Malgré les aides publiques, nous remarquerions une baisse d’environ 10% de la consommation de gaz et d’électricité. Il faudrait cependant poursuivre les mesures d‘économie, selon Erik von Scholz. Actuellement, la situation serait stable et l’approvisionnement garanti, mais il faudrait aussi penser à plus long terme.
Les aides publiques pour compenser la hausse des prix de l'énergie, arriveront à leur terme à la fin de l'année. Même si les prix sur le marché ont nettement baissé, sans aides, les clients devraient maintenant aussi payer substantiellement plus. Selon Erik von Scholz, ce serait probablement pour cela que cette mesure devrait être prolongée.
Interrogé, le ministère de l’Energie indique que la prolongation des mesures, respectivement la décision éventuelle de nouvelles mesures, seront discutées lors de la prochaine réunion tripartite. La tenue d’une nouvelle tripartite a été annoncée, parce que le Statec prévoit un nouvel index cette année. Mais le ministre de l’Energie, Claude Turmes, est clairement favorable à une prolongation du plafonnement des prix.
Il appartiendrait évidemment à la majorité issue des élections du 8 octobre de prendre une décision définitive, précise le ministère de l’Energie. Il s'agirait cependant de donner de la prévisibilité aux entreprises dans la marge d'action du prochain gouvernement.
A présent, il serait important de se concentrer sur cette année. En tout cas, il faudrait éviter des fluctuations de prix aussi énormes que ce qu'il y a eu l'été dernier. C’est pourquoi d’énormes capacités auraient été investies dans le développement, par exemple de ports méthaniers ou d’énergies renouvelables.
Pour le client, ce serait un fait qu'Enovos tenterait toujours de maintenir les prix aussi bas que possible grâce à une politique d'achat intelligente.
Nous en serions aujourd'hui à 60 euros le kilowattheure, c'est bien moins que les 300 euros de l'été dernier, mais aussi nettement plus que les 10 euros d'avant.
Le plafonnement européen des prix à 180 euros maximum par mégawattheure ôterait également une certaine nervosité du système. Même s’il ne s’applique pas en ce moment, le prix du marché étant en-dessous de la limite. Grâce à ces différentes mesures, nous aurions de meilleures perspectives de stabilité.
Pour garantir la stabilité, les économies aident à court terme, mais à long terme, il faut un approvisionnement plus diversifié. Comme le développement a lieu à plusieurs niveaux, le directeur général d’Enovos ne pense pas qu’il existerait une nouvelle dépendance vis-à-vis des Etats-Unis. De grandes quantités de gaz liquide arrivent en effet des Etats-Unis, mais aussi d’autres pays.
En outre, l’opérateur énergétique Enovos remarque que la demande d’alternatives renouvelables est forte, selon Erik von Scholz. Enovos aurait notamment reçu environ 400 demandes de particuliers pour utiliser eux-mêmes l'énergie produite par l’installation photovoltaïque installée sur leur toit. Auparavant cette demande était plus rare.