
Les offices sociaux luttent depuis des années contre la stigmatisation de leur clientèle. "Nous sommes là pour toute la population", dit l'Entente des offices sociaux. Il peut arriver très vite que quelqu'un ait besoin d'aide: la perte d'un emploi, une crise existentielle ou un divorce, peuvent, par exemple, y conduire.
Pour Jean-Paul Reuter, secrétaire de l'Entente, qui était interrogé sur RTL mardi matin, le plus gros problème de ses clients, est et reste le logement.
La crise du coronavirus a aussi un impact sur les offices sociaux.
La distanciation sanitaire est difficile. Le travail social est fondé sur le contact entre les gens. Pendant le confinement, les offices sociaux ont en tout cas dû revoir de fond en comble leur organisation, mais cela s'est bien passé.
Les clients ont été très disciplinés et ont respecté les règles sanitaires. A ce jour, les responsables des offices sociaux n'ont pas constaté que les gens ont atteint leurs limites au niveau économique. Mais si la situation perdure, par exemple avec le chômage partiel, cela va devenir juste pour certaines personnes.