
Le nombre des inspecteurs du travail va encore être revu à la hausse et leurs compétences vont être élargies. C'est en tout cas la volonté du ministre du Travail. Dans une interview à RTL, Dan Kersch a déclaré, en réaction à un reportage diffusé sur RTL et le 5minutes il y a deux semaines à propos de l'esclavage moderne au Luxembourg, qu'il "reçoit continuellement et de plus en plus" de réclamations de salariés.
Selon le ministre, à l'avenir, les inspecteurs du travail pourront aussi aller contrôler les logements, s'ils sont en relation avec le contrat de travail, et cela en rapport avec le détachement de salariés. Sous conditions, les inspecteurs pourront également prononcer des amendes administratives sur place.
Dan Kersch ne considère pas qu'il y ait des fuites à l'Inspection du Travail et des Mines, qui permettraient aux employeurs d'être informés au préalable de contrôles. Quoi qu'il en soit, ces agents assermentés doivent savoir qu'en cas de telles infractions, ils risquent une procédure disciplinaire avec toutes ses conséquences.
Le ministre explique qu'il y a d'une part les contrôles annoncés, au cours desquels les salaires ou les congés, par exemple, sont vérifiés. Et d'autre part, s'il y a suspicion d'infractions pénales, il peut y avoir, avec l'autorisation du parquet et avec la police, des contrôles, qui ne sont pas signalés au préalable. C'est également ce qui a été fait dans le cas sur lequel RTL a enquêté, rappelle le ministre.
Si l'homme qui est suspecté d'avoir exploité des êtres humains, est toujours libre, c'est parce qu'après qu'une plainte ait été déposée, les dossiers doivent être réalisés, les contrôles effectués et ensuite, la justice doit refaire le travail. Et elle fait cela avec beaucoup de "soins", selon Dan Kersch. C'est ce qui explique que cela "ne va pas aussi rapidement que vous et moi le souhaiterions". Il faut cependant toujours préciser: "qu'aussi longtemps qu'une personne n'a pas été condamnée, elle est présumée innocente".