
Après 20 minutes à essayer de persuader le personnel de le sauver, le train est parti, tuant le chat.
"Nous l'avons vu coupé en deux", a déclaré la propriétaire à l'association de défense des animaux 30 millions d'amis. "Ils nous ont dit que ce n'était pas leur problème, que c'était juste un chat et qu'on aurait dû le tenir en laisse".
La question a été posée aux CFL qui ont expliqué qu'il s'agissait-là d'une question plutôt inattendue. Mais la société des chemins de fer luxembourgeois a précisé qu'en cas de présence d'un animal sous un train, ce dernier ne devrait pas démarrer. Si une personne, un objet ou animal se retrouve, pour une quelconque raison, sur les rails, la première chose à faire est d'alerter le personnel des CFL ou d'utiliser les bornes SOS. En cas d'extrême urgence, le numéro 113 peut également être formé.
Du personnel formé spécialement pourra alors retirer l'animal coincé en dessous du train, ces personnes sont en contact permanent avec les postes d'aiguillage et se rendront avec un surveillant et correctement équipé sur les rails. Si le personnel des CFL n'est pas en mesure de déloger l'animal, les pompiers seront ensuite appelés sur le site.
La société explique que le risque d'une décharge électrique est relativement faible pour les hommes et les animaux au Luxembourg, en conservant une distance correcte avec les catenaires. Il est cependant strictement interdit de circuler sur les voies de chemins de fer. Les passagers en gare sont également priés de rester derrière la ligne blanche du quai, ceci afin d'établir une distance de sécurité par rapport au train et d'éviter que des objets tombent sur les rails.
Si un cas similaire à la gare de Paris Montparnasse devait se produire au Luxembourg, la loi sur la protection animale est en vigueur: la loi modifiée de 2018 est très claire sur ce sujet: "il est interdit de mettre à mort de façon cruelle un animal". Une action considérée comme un délit, punie par une amende pouvant varier de 251 à 200.000 euros et une peine de prison de 8 jours à 3 ans.
Dans le cas du chat Neko, écrasé par un train à Paris, l'association 30 millions d'amis a déclaré avoir porté plainte pour "maltraitance grave et cruauté ayant entraîné la mort d'un animal".
Cela pourrait entraîner une amende pouvant aller jusqu'à 75 000 euros (plus de 80 000 dollars) et une peine de cinq ans de prison si l'affaire est portée devant les tribunaux.