"Safer Internet Day"A quel point les adolescents sont préparés aux dangers d'Internet?

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TikTok, Instagram, Snapchat: la vie des jeunes se déroule de plus en plus dans l'espace numérique.
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A quelle quantité de désinformation, de cyberharcèlement ou de scams sont-ils exposés? C’est notamment ce sur quoi a enquêté BeeSecure dans son rapport BeeSecure Radar 2025, présenté mardi 11 février à l’occasion de la Journée mondiale “Safer Internet Day”. Les résultats le montrent: les opportunités et les risques d’Internet évoluent rapidement et il reste encore beaucoup à faire pour mieux protéger les jeunes.

Les chiffres du rapport sont clairs. Au Luxembourg, les enfants reçoivent leur premier téléphone portable en moyenne entre 9 et 11 ans. La jeunesse luxembourgeoise est par conséquent connectée tôt et a un accès libre à internet. Les adolescents de 12 à 16 ans passent en moyenne plus de 4 heures par jour sur leur smartphone, chez les plus vieux, il s’agit même de plus de 5 heures.

Par le passé, le harcèlement a cessé à l’école, aujourd’hui il se poursuit 24 heures sur 24 en ligne, selon les auteurs du rapport. Une enquête menée auprès de plus de 200 élèves a montré que les victimes se sentent souvent livrées à elles mêmes sur les réseaux sociaux tels que Snapchat, Whatsapp ou Instagram, tandis que les agresseurs se sentent en sécurité dans l’anonymat d’Internet. 44% des adolescents de 12 à 16 ans ont reconnu avoir déjà été victimes de cyberharcèlement.

Pour venir en aide aux adolescents en situation de détresse, il existe la “BeeSecure Helpline”, un numéro d’assistance téléphonique où ils peuvent obtenir un soutien anonyme et des conseils. En 2024, la majorité des appels émanant de jeunes de moins de 25 ans concernaient des affaires liées à la cybercriminalité, au sexting ou au cyberharcèlement.

Actuellement, le sujet principal chez les adolescents est toujours la ‘sextorsion”, c’est-à-dire le chantage exercé sur des jeunes par des contacts anonymes rencontrés sur Internet, via Tinder, Snapchat ou Instagram. Au début, ils gagnent leur confiance, ils veulent parvenir à ce que les ados leur envoient des photos intimes. Dès qu’ils ont une photo intime, ils s’en servent pour exercer un chantage et ils veulent de l’argent”, explique Aline Hartz, chargée de direction au KJT, le “Kanner-Jugendtelefon”, un service d’assistance pour les enfants et les jeunes.

Interdire les réseaux sociaux au moins de 16 ans comme en Australie, n’est pas la bonne voie pour les responsables de BeeSecure. Il est important de familiariser les enfants et les jeunes adultes au monde numérique, avec le soutien des parents et du personnel enseignant. Une interdiction n’apporte pas grand-chose, car sinon les jeunes le feront en cachette.

En général, les jeunes accueillent bien l’offre de BeeSecure, estime Aline Hartz: “C’est plutôt positif qu’ils soient sensibilisés, aussi sur la helpline de Beesecure, lorsqu’ils appellent. Enfants et adolescents disent aussi ‘BeeSecure était à l’école, j’ai déjà entendu cela’. Parfois, c’est aussi ça: je le savais, pourquoi je l’ai fait quand même ou pourquoi je suis tombé dans le piège? La sensibilisation est très importante.

En matière d’intelligence artificielle, petits et grands sont d’accord et pensent que c’est une bonne opportunité pour eux et pas un danger. En revanche, rapporté à l’ensemble de la société, elle est perçue par tous comme un danger.

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