Les cas explosent en FranceVoici pourquoi il ne faut jamais siphonner un réservoir

RTL Infos
C'est une conséquence insoupçonnée de la pénurie de carburants: en octobre, le nombre de personnes intoxiquées après avoir ingéré des carburants a été multiplié par 5 en France. Petit conseil pour les particuliers... et les voleurs!
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C’est un phénomène qui s’est multiplié les dernières semaines, alors qu’une partie de la France était privée d’essence ou de gasoil: le nombre d’intoxication liées au siphonnage de carburant a explosé.
En octobre 2022, les Centres antipoison ont enregistré plus de cinq fois plus d’intoxications par siphonnage de carburants pétroliers que le nombre habituellement rapporté”, s’alarme l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un communiqué.

La pratique du siphonnage consiste à vider le réservoir d’un véhicule en créant une aspiration du carburant par la bouche à l’aide d’un tuyau. Le contenu du réservoir peut ainsi être transvasé dans un jerrican pour remplir un autre véhicule par exemple. “En aspirant dans le tuyau, on peut ingérer une petite quantité de carburant, ce qui suffit à provoquer une intoxication, et ce quel que soit le type de carburant (essence, gasoil…)”, précise l’Anses.

PAS QUE DES VOLEURS

Selon l’agence nationale, ces intoxications ont principalement eu lieu entre les 9 et 18 octobre 2022, quand près d’un tiers des stations-service étaient à court de carburant. “Le carburant avait été siphonné à partir de réservoirs de véhicule routier, voire engin agricole ou matériel de jardinage comme les tondeuses”, poursuit-elle.

Il y a évidemment des cas de personnes mal-intentionnées qui se sont attaquées aux reversoirs pour en voler le précieux liquide, comme nous le racontions en mars dernier.

FINIR À L’HÔPITAL

L’Anses indique que l’ingestion de carburants favorisent les fausses routes, ce qui peut avoir de graves conséquences sur les bronches.L’apparition de fièvre ou de toux prolongée quelques heures après l’ingestion sont les premiers signes d’une éventuelle pneumopathie d’inhalation. Certains patients ont présenté des troubles respiratoires nécessitant une consultation aux urgences, voire une hospitalisation.

Les personnes intoxiquées présentaient également des symptômes digestifs tels que des reflux gastriques, des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements, mais aussi des signes neurologiques comme des maux de tête, somnolence et vertiges. Face à ses risques importants pour la santé, « l’Anses et les Centres antipoison déconseillent fortement la pratique du siphonnage de carburant avec la bouche ».

En cas d’ingestion de carburant, il est recommandé par exemple de ne pas se faire vomir, de ne pas boire et de se rincer la bouche à l’eau.

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