
Dans leur bilan quotidien de l’épidémie, les autorités belges ont annoncé ce mardi ne pas suivre l’exemple de l’Allemagne et l’Autriche. Ainsi, il n’est pas conseillé aux résidents de porter un masque FFP2. S’ils sont effectivement plus filtrants et protecteurs contre les aérosols, les masques FFP2 sont aussi jugés “nettement plus chers”, ne peuvent “en pratique pas être réutilisés par la population générale” et sont “peu confortables”.
Les masques en tissus et jetables restent le “choix standard actuellement en Belgique” a déclaré Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral des autorités concernant le coronavirus. Les masques en tissus sont jugés toujours “satisfaisants” tandis que les masques jetables ne sont “pas nécessairement meilleurs”. “Ils ne doivent donc pas systématiquement remplacer les masques en tissu” a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse organisée ce mardi matin.
En revanche, les “écharpes, foulards, bandanas et les autres choses bricolées que l’on a dû se permettre aux mois de mai-juin parce qu’on manquait de masques en 2020 ne peuvent plus être utilisées comme alternatives, leur pouvoir filtrant étant extrêmement aléatoire et souvent extrêmement insatisfaisant”. Le porte-parole a également indiqué que les masques équipés d’une soupape de ventilation, “typiquement industriel” et souvent vendus par les magasins de bricolage, n’empêchent pas de contaminer son entourage. Au travail, notamment dans les espaces peu aérés, le masque est recommandé.
Globalement, le porte-parole a insisté sur le bon respect des gestes barrière, jugés plus utiles. “Nous voulons insister sur le fait que ce qui importe, c’est beaucoup plus la manière de porter le masque et la fréquence avec laquelle on le porte que le type de masque porté.”
En Belgique, le masque est aujourd’hui obligatoire pour les personnes de plus de douze ans dans les transports en commun, dans les magasins, à l’école (pour les élèves du secondaire), dans les espaces publics et en plein air lorsque la distanciation est impossible. “C’est typiquement le cas dans des rues commerçantes” a affirmé Yves Van Laethem.