
Tout a commencé par un banal contrôle routier, raconte le Républicain Lorrain (RL). Lors de ce contrôle, un habitant du Pays de Bitche refuse d’obtempérer, ce qui intrigue les enquêteurs. Suspectant un trafic de stupéfiants, ils vont plutôt tomber sur de mignonnes boules de poils: des chiots, par dizaines.
Le 5 février dernier, après un an d’enquête, une perquisition confirme en effet leurs soupçons. Les enquêteurs découvrent chez cet homme 71 chiots: spitz, bichons, bulldogs français, chihuahuas, etc., bref, des chiens demandés et coûteux. Et cerise sur le gâteau, l’homme collectionne les voitures de luxe (dont une très voyante Lamborghini Aventador jaune). En tout, les enquêteurs ont saisi 10.000 euros en liquide, et découvert pour 400.000 euros d’avoirs criminels, rapporte le RL. Pas très raccord avec ses déclarations fiscales, bien plus modestes...
Il réalisait son commerce illégal sur le site Leboncoin. Pour berner les acheteurs, les chiots étaient vendu à un prix normal, “pas au rabais”, et étaient présentés comme des chiots d’élevage, donc tracés, poursuit le RL. Mais l’absence de géniteurs lors de la perquisition laisse peu de doutes sur la nature de son commerce.
Le comble, c’est que l’homme avait déjà fait parlé de lui jusque sur les ondes de RTL en France! Plusieurs acheteurs avaient fait appel à Julien Courbet (un animateur qui a une émission de défense des consommateurs) pour se plaindre du fait que leurs chiots ne disposaient pas de papiers et étaient en mauvaise santé... Le faux éleveur avait alors dû se justifier à la radio.
Cet éleveur est désormais incarcéré, et cinq autres personnes ont été interpellées. Ce coup de filet n’est hélas que le début d’une investigation pour déterminer si cet éleveur appartient à un trafic plus large. Quant aux chiots (“qui vivaient apparemment dans des conditions acceptables”, rapporte le RL), ils ont été pris en charge dans un refuge SPA en région parisienne et seront proposés à l’adoption.
À noter que ce genre de trafic d’animaux est hélas fréquent et doit alerter la population sur les dangers des achats d’animaux sur internet. Un animal de compagnie n’est pas un “objet” mais un être vivant qui mérite les meilleures conditions d’élevage possibles, ce qui est rarement compatible avec les petites annonces douteuses glanées sur la toile... Déjà en 2018, la SPA alertait sur le danger de ces petites annonces: