
Un joli petit village fleuri dans le Pays de Colombey et du sud Toulois, comptant 60 âmes... et un maire qui entend faire appliquer la loi. Sans concessions!
Selon “L’Est Républicain”, des arrêtés municipaux sont très tatillons à Gélaucourt: obligation à nettoyer les caniveaux le dimanche matin, interdiction aux poules de divaguer ou encore réglementation stricte les usages dans le jardin public.
Mais c’est un autre arrêté qui fait parler de lui: l’interdiction d’étendre son linge à la fenêtre. Et c’est pour avoir violé cette règle que René et Martine se retrouvent à devoir payer 72 PV à 68 euros, soit un total de 4 876 euros. Difficile à digérer pour ce couple qui a porté l’affaire devant la justice.
Le maire Michel Capdevielle, aux commandes du village depuis plus de quarante ans, explique pour sa part à “L’Est Républicain” qu’il n’a dressé que 8 PV à l’encontre du couple. “Je ne fais qu’appliquer le règlement sanitaire, vous en voyez souvent des draps qui pendent aux fenêtres des bâtiments de la place Stanislas à Nancy ?”
Hélas, cette triste histoire ne s’arrêterait pas là, les deux parties se reprochant menaces, insultes et intimidations en tout genre. Le maire aurait détruit la crèche de Noël du couple, celui-ci aurait pour sa part caillassé l’élu, lui causant 8 jours d’incapacité temporaire de travail… L’affaire se règlera donc au tribunal.