
“Nous avons quatre offres de reprise d’Hayange dont trois qui sont très sérieuses. On va poursuivre l’examen, mais je n’ai pas d’inquiétude pour Hayange”, a déclaré M. Le Maire sur BFM Business, sans préciser le nom des acteurs à l’origine de ces offres.
“On accueille ces déclarations avec réserve”, a réagi Djamal Hamdani, représentant CFDT, syndicat majoritaire à Hayange. “Aujourd’hui, on est dans l’attente : on ne sait pas qui sortira du bois”, alors que les offres de reprise du site mosellan doivent être déposées le 13 mars devant la chambre commerciale de Strasbourg, a-t-il ajouté.
“On veut des garanties sur les investissements” et “sur l’emploi”, a encore insisté le syndicaliste, déplorant le fait que, “depuis six ans, on n’a plus eu d’investissements, en dehors du minimum vital”.
Mardi, le chinois Jingye a annoncé avoir trouvé un accord pour finaliser son rachat du groupe sidérurgique en faillite British Steel. Mais cette transaction n’inclut pas les parts de British Steel dans British Steel France et son usine d’Hayange, a indiqué Jingye, le justifiant par le fait que “le gouvernement français n’a pas encore rendu son avis ou dit quand il comptait le donner”.
Le site français fabrique des rails et constitue le principal fournisseur de la SNCF, un actif considéré comme “stratégique” par le gouvernement français et qui nécessitait donc le feu vert des autorités françaises.
Les engagements de Jingye à investir pour développer l’usine qui emploie 450 personnes, suscitaient l’embarras des syndicats qui jugeaient le plan du groupe chinois alléchant mais “assez utopique”, selon la CFDT.