
C’est un flop à la française : la généralisation des 80 km/h sur les routes secondaires, expérimentée pendant deux ans à partir de 2018, a fait couler beaucoup d’encre. Le résultat, plusieurs années après, est hélas un sacré capharnaüm sur les routes de l’Hexagone.
En effet, d’un département à l’autre, la limitation peut varier, ce qui oblige les automobilistes à constamment surveiller les panneaux pour être certains de ne pas se tromper... et avoir une mauvaise surprise si un radar traîne par là.
Plusieurs départements ont fait le choix d’abandonner cette limite des 80 km/h. Début 2026, on compte pas moins de 52 départements qui ont ainsi choisi de repasser tout ou partie de leurs routes à 90 km/h, constate l’Automobile Magazine.
Si certains ont enlevé tous les panneaux de limitation à 80 km/h, d’autres ont décidé d’en maintenir une partie, notamment dans les zones réputées accidentogènes. C’est le cas, en Lorraine, de la Meuse et des Vosges.
À l’inverse, plusieurs départements ont décidé de maintenir la limitation à 80 km/h sur la totalité de leur réseau secondaire, estimant que cette vitesse restait plus adaptée à leurs spécificités locales. C’est le cas, toujours en Lorraine, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle.
Une cinquantaine de départements ont officialisé le retour aux 90 km/h sur le réseau secondaire, de façon plus ou moins généralisée.
Départements repassés à 90 km/h sur l’ensemble de leur réseau :
Départements repassés à 90 km/h sur une partie de leur réseau :
Une quarantaine de départements ont choisi de maintenir la limitation à 80 km/h sur l’ensemble de leur réseau secondaire :
À noter que “Certains territoires, comme Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne, ne sont pas concernés par le dispositif, faute de routes répondant aux critères définis par la réglementation”, précise l’Automobile Magazine.