
Est-ce l’effet covid? Toujours est-il que plusieurs restaurants de Thionville se retrouvent sur Leboncoin, remarquent nos confrères du Républicain Lorrain.
Certains sont réputés à l’image du Ti’Resto: ses 300 m2 sont mises en vente pour 127.000€, habitation à l’étage comprise. “Pas de personnel à reprendre sauf serveur et aide de cuisine si vous le désirez” indique l’annonce.
Quelques pas plus loin, c’est le Deli’Meat, 130 m2, situé cour du Mersch, qui cherche un repreneur pour 110.000€. “Une affaire saine, aux normes, refaite à neuf”. Les habitués reconnaitront la salle, prise en photo.
Pas très loin, rue du Luxembourg, c’est le fonds de commerce du restaurant Peppino qui est à vendre: 105.000 €. “Le local d’environ 85 m2 a été entièrement rénové et comprend une entrée, une salle de réception principale pouvant en temps normal accueillir 22 couverts (15 actuellement) en plus des 10 couverts en terrasse (possibilité de la doubler depuis les mesures sanitaires)” détaille l’annonce.
Même le Concorde, aisément reconnaissable grâce à son bar et sa vue panoramique, est mis en vente sur le même site. Le coût est à la hauteur de sa réputation: 480.000€. Surface totale, environ 400 m2.
On ne va pas tous les citer, d’autant plus qu’en élargissant la recherche aux villes alentour, y compris à Metz, on trouve d’autres annonces du même genre. Est-ce l’effet du covid, alors que les restaurants sont fermés depuis la fin octobre, en France, et ne voient toujours pas le bout du tunnel ?
Pas encore, si l’on en croit un restaurateur interrogé par le Républicain Lorrain: tous ces établissements étaient destinés à être mis en vente bien avant la crise du coronavirus. Mais plusieurs dépôts de bilan s’annoncent dans les prochains mois prédit le président de l’Union professionnelle de l’industrie hôtelière de la Moselle (Umih), interrogé par nos confrères. “À Metz et Thionville, je présume que des dépôts de bilan se profilent. Avant de compter les pertes, on essaye de sauver les confrères. Mais la catastrophe approche… “
Le gouvernement français n’a annoncé aucune date de réouverture des restaurants. Comme au Luxembourg, la fin du mois de janvier est évoqué. Mais dans le milieu de la restauration, on n’y croit pas vraiment.
“Inutile de se faire des illusions, confie encore le président de l’Umih dans le quotidien mosellan, on ne sera pas ouvert pour la Saint-Valentin. Autre certitude : trois restaurateurs sur neuf ne se relèveront pas d’une telle période d’inactivité.”