
L’émergence plus rapide des variants du coronavirus a relancé dès jeudi soir l’hypothèse de mesures restrictives localisées en France, avec en première ligne la Moselle qui fait face à une situation “inquiétante”.
“Prêt à agir si nécessaire” dans un “territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie“de Covid-19, le ministre de la Santé Olivier Véran était en visite ce vendredi après-midi à Metz pour prendre le pouls et rencontrer les responsables locaux afin de partager sur d’éventuelles nouvelles mesures à prendre.
Après une réunion à la préfecture, une rencontre avec les élus locaux et une visite dans les locaux de l’Agence régionale de Santé (ARS) du Grand Est où 100 nouveaux cas sont recensés par jour, le ministre de la Santé a expliqué que “certains ont demandé un confinement, d’autres une anticipation des vacances de février”, rapporte le Républicain Lorrain. Mais Olivier Véran a tranché: Il n’y aura “pas de fermeture des écoles pour le moment”. Pas question non plus de confinement ou de couvre-feu particulier.

La concertation au sujet de l’éventuelle fermeture des écoles se poursuit toutefois et un arbitrage interviendra “ce soir ou demain”. “Je vais revenir très rapidement vers les élus du territoire à ce sujet. La discussion se poursuit”, a bien souligné le ministre avant de retourner à Paris.
Le ministre a toutefois annoncé l’envoi de 2.000 doses supplémentaires de vaccins Moderna dans les prochains jours pour soutenir la politique de vaccination dans le département frontalier du Luxembourg, particulièrement touché. Au point qu’il est devenu source d’inquiétude pour ses voisins sarrois.
Le ministre a annoncé un renforcement de la politique de tests et de vaccination en Moselle qui connait une incidence plus élevée que sur le reste du territoire, notamment avec une progression du variant sud-africain.
“Tout cas positif de coronavirus sera désormais considéré dans ce département comme suspect de variant jusqu’à preuve du contraire, c’est-à-dire qu’il bénéficiera d’un contact tracing immédiat, d’une mise à l’abri accompagnée immédiate, d’un isolement porté à dix jours contre sept”, a déclaré Olivier Véran.
Un test PCR sera réalisé avant la levée de l’isolement pour les cas positifs et un test PCR sera effectué dès le premier jour sur tous les cas contacts éventuels, a-t-il ajouté à l’issue d’une réunion avec des élus mosellans.