EnlèvementMia et sa mère retrouvées dans un squat en Suisse

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La petite Mia, enlevée cette semaine dans les Vosges par sa mère, a été retrouvée en Suisse.
© AFP

La piste de la fuite vers l’étranger était évoquée, et elle s’est confirmée. Le procureur de la République a annoncé dimanche matin que Mia, 8 ans, a été retrouvée en Suisse.

D’après le procureur, la fillette et sa mère ont été repérées dans un squat.“Les investigations ont permis de déterminer que Lola Montemaggi avait passé une première nuit en Suisse dans un hôtel à Estavyer-le-Lac (canton de Fribourg) avant d’être hébergée par une femme à Neufchatel (et) d’être déposée à cet immeuble squatté à Sainte-Croix”, a-t-il précisé.

La petite Mia est “en bonne santé” et sera remise à sa grand-mère maternelle par la protection judiciaire de la jeunesse, “immédiatement mandatée pout aller la récupérer en Suisse”.

Dénouement dans l'affaire de la petite Mia
L’enfant, “en bonne santé”, et sa mère ont été retrouvées dimanche dans un squat en Suisse tandis que les auteurs présumés du rapt devaient être mis en examen

Sa mère, Lola Montemaggi, 28 ans, a été placée en garde à vue par les autorités suisses qui ont également interpellé une personne sur le territoire helvétique, “d’autres interpellations” devant encore intervenir dans cette affaire, a précisé devant la presse la procureur de la République de Nancy François Pérain. “Deux gendarmes ont été missionnés sur le territoire suisse pour assister leurs collègues helvétiques” a expliqué le procureur.

Plus tôt dans la semaine, les autorités avaient évoqué le profil marginal de la mère, Lola Montemaggi. Résidant à Epinal, “la mère voulait vivre en marge de la société” et avait demandé à scolariser sa fille à domicile ce qui lui avait été refusé, avait expliqué le procureur de la République d’Epinal Nicolas Heitz devant la presse.

Le père de la jeune femme, Claude Montemaggi, lui a apporté son soutien samedi, dans un entretien à Vosges Matin. “J’approuve ce qu’elle a fait, c’est très courageux”, a-t-il déclaré, estimant qu’il était “injuste” de lui avoir retiré la garde de l’enfant, confiée à sa grand-mère maternelle depuis janvier.

L’enlèvement avait été soigneusement planifié et mené sans violence physique. Les ravisseurs se sont fait passer pour des représentants de la protection de l’enfance afin de mettre en confiance la grand-mère maternelle de l’enfant, désignée tiers de confiance par le juge des enfants et qui l’accueillait depuis quelques semaines.

Âgés de 23 à 60 ans et sans antécédents judiciaires, les quatre premiers suspects ont été arrêtés à Paris, en Seine-et-Marne, aux Lilas (Seine-Saint-Denis) et en Meurthe-et-Moselle. Puis un cinquième individu a été interpellé vendredi.

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