LorraineLes maires de Metz et Hayange s'opposent au couvre-feu avancé

RTL Infos
L'annonce du couvre-feu à 18 heures au lieu de 20 heures a immédiatement fait grincer les dents de plusieurs élus lorrains.
© afp

Alors que le maire de Nancy, Mathieu Klein (PS), a estimé samedi que l’avancée du couvre-feu à 18 heures dans quinze départements était une mesure “tardive et peut-être insuffisante” pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 qui a repris à un “rythme effréné”, deux élus mosellans ont vivement critiqué cette mesure qui touche une grande partie du nord-est de la France.

Parmi eux, Fabien Engelmann (RN), le maire de Hayange ou encore François Grosdidier (LR) à la tête de la ville de Metz.

Selon nos confrères du Républicain Lorrain, le premier a même indiqué dans un post Facebook avoir demandé à sa police municipale de ne pas verbaliser les citoyens qui ne respecteraient pas cette nouvelle mesure en vigueur à partir de ce samedi dans 15 départements français. Comme son homologue messin, il est d’avis que “ce couvre-feu aura des conséquences dévastatrices pour l’économie” et se demande comment feront les restaurateurs locaux avec la vente à emporter? Il indique que les travailleurs ne pourront plus non plus faire leurs courses après le travail avec le risque d’avoir des magasins bondés le samedi.

15 DÉPARTEMENTS CONCERNÉS

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé vendredi la liste des 15 départements, dont la Meurthe-et-Moselle, où le couvre-feu est avancé à 18 heures dès samedi, contre 20 heures dans le reste du pays, pour tenter de diminuer le nombre de contamination. De son côté, le maire de Nancy a estimé qu’"Il y a une lassitude, pour en sortir il faut des mesures claires et malheureusement nous sommes encore là sur un entre-deux”.

En Meurthe-et-Moselle, le taux d’incidence hebdomadaire du Covid-19 au 29 décembre (derniers chiffres disponibles) s’élevait à 242,9 pour 100.000 habitants, contre 127,3 au niveau national. Ces chiffres étaient respectivement de 132,9 et 109,6 au 1er décembre.

Également président du conseil de surveillance du CHRU de Nancy, qui a commencé à vacciner son personnel et les soignants à domiciles dès jeudi, Mathieu Klein a réclamé une “accélération” de la campagne vaccinale en France, jugeant “incompréhensible” son rythme actuel.

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