
Selon l’enquête d’UFC Que Choisir, la hausse des prix constatée sur les produits bio reste stable dans la semaine 5 (13-18 avril) par rapport à l’avant-confinement (soit +12%), mais les autres fruits et légumes ont augmenté de 8% à 12%. Exemple avec le navet, dont le prix au kilo a explosé depuis début mars (+35%), pour atteindre 3,46€ en moyenne. Dans le même laps de temps, la tomate grappe bio a vu son prix au kilo bondir de 18%, lequel est passé de 4,50€ à 5,32€. Du côté des fruits, c’est le citron qui se vend à prix d’or: 3,12€ le kilo de citron (+16%) et 0,65€ le citron vert bio (+18%).
Pour expliquer cette hausse des tarifs, l’association évoque “des difficultés logistiques et de main-d’œuvre persistantes” et “un report sur des produits français plus onéreux que les produits importés”. Cette hausse des prix est fortement liée à la pénurie de certains produits, les agriculteurs ne parvenant pas à suivre le rythme de la demande alors que l’importation est perturbée par les mesures prises dans les différents pays.
Cependant, si certains fruits se trouvent un peu plus facilement qu’avant, “tous les tarifs augmentent, que les volumes s’accroissent ou pas” note UFC Que Choisir. C’est le cas de la pomme golden (avec une offre à +37 % et un prix à +10 %), “un fruit très consommé par les Français et qui présente l’avantage de se conserver longtemps.”
Dans les drive des supermarchés pris en compte dans cette enquête, les produits de première nécessité (pâtes, riz, eau, conserves, lait, papier toilette, mouchoirs, etc.) pèsent plus lourd sur le ticket de caisse. Cela s’explique par la pénurie de certains produits, qui pousse les consommateurs à se rabattre sur d’autres plus chers. Le prix au kilo de la farine a par exemple augmenté de 14%, alors que son nombre de paquet s’est quasiment réduit de moitié dans les rayons. Quant au gel hydroalcoolique, son prix au litre a baissé de 24% mais il se fait très rare: deux tiers des flacons ont disparu des magasins par rapport à l’avant-confinement.