
Au Luxembourg, tout comme en Allemagne, en Belgique, en Suisse ou au Portugal, les grandes surfaces peuvent déjà mettre à disposition des clients des autotests. Mais en France, le gouvernement s’oppose à cette législation. Interrogé par nos collègues de RTL France, le patron de Lidl France Michel Biero évoque un manque de “bon sens”.
Après le rappel d’Emmanuel Macron sur Instagram à ne pas oublier les gestes barrières, et donc le dépistage, face à l’arrivée du variant Omicron, les citoyens n’ont pas attendu les recommandations du chef de l’État pour se faire tester. “Les pharmacies ou les laboratoires ne pourront pas tester 60 millions de Français en une journée”, a indiqué Olivier Véran le 16 décembre dernier lors d’un déplacement dans le Vaucluse. Michel Biero explique être en lien avec Lidl Allemagne où les autotests se vendent très bien. Si le groupe n’a pas encore fait de stock, il s’estime près à assurer les ventes. “Nous sommes sur les starting-blocks !” s’exclame Michel Biero. “On a l’impression de revenir un an et demi en arrière lorsque nous n’avions pas le droit de vendre de masque”, argumente-t-il.
De son côté, Leclerc a affirmé que le groupe stocke actuellement “quelques centaines de milliers” d’autotests. Sur BFMTV Michel-Édouard Leclerc déclarait : “On pensait que les pouvoirs publics, au moment où ils allaient faire payer les tests PCR et antigéniques, nous laisseraient” vendre des autotests. Carrefour avait aussi fait une commande d’un million d’exemplaires, en mars 2021. Les différentes enseignes de grandes surfaces indiquent que les autotests seront vendus “à prix coûtant”. Dans son blog Michel-Edouard Leclerc écrit : “Oui, si on en avait le droit, les Leclerc vendraient les autotests à moins de 2 euros. Ce serait moitié moins cher que les officines les moins chères.”
Pour l’instant, la Direction générale de la Santé (DGS) ne souhaite pas d’"une évolution de la réglementation”, mais la situation sanitaire pourrait rebattre les cartes.