Grand EstLe transfert de patients s'accélère, l'épidémie aussi

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La plus importante évacuation depuis le début de la crise sanitaire doit avoir lieu ce week-end depuis Nancy et Mulhouse vers la Nouvelle-Aquitaine.
© PATRICK HERTZOG / AFP

UNE DIAGONALE DU TRANSFERT MÉDICAL

Quatorze patients atteints du Covid-19 ont été évacués vendredi du Grand Est vers Bordeaux, Poitiers et Limoges. Une quarantaine d’autres malades doivent être transférés vers la Nouvelle-Aquitaine, a annoncé l’Agence régionale de santé de Bordeaux.

Dans le détail, quatre malades sont attendus samedi dans des hôpitaux de Poitiers et Limoges, et dimanche. Les 36 autres arriveront dimanche à bord de deux TGV médicalisés avant de rejoindre les hôpitaux de La Rochelle, Bayonne, Pau, l’hôpital d’instruction des armées Robert Piqué, près de Bordeaux, (qui a déjà accueilli 3 patients vendredi) ainsi que Libourne, Angoulême, Niort et la clinique privée de Bordeaux Nord.

La Nouvelle-Aquitaine dispose en “soins critiques” (incluant la réanimation, les soins intensifs et continus) de 1.640 lits dont 569 disponibles. Une situation qui contraste avec celle de la région Grand Est proche de la saturation.

Par ailleurs, la première évacuation effectuée par un hélicoptère militaire avec deux patients gravement atteints par le coronavirus, transportés de

Metz vers l’Allemagne, a été conduite ce samedi matin.

Hélicoptère
Hélicoptère
© AFP

Pour la quatrième fois depuis mi-mars, les armées ont donc déployé le dispositif d’évacuation médicale aéroportée baptisée Morphée (acronyme de “Module de réanimation pour patient à haute élongation d’évacuation”) pour évacuer des patients atteints du Covid-19 vers des départements moins touchés par l’épidémie. Ces évacuations s’inscrivent dans l’opération militaire Résilience annoncée mercredi par le président français Emmanuel Macron.

© SEBASTIEN BOZON / AFP

L’ÉPIDÉMIE S’ACCÉLÈRE

Comme l’a dit le Premier ministre, Édouard Philippe, vendredi matin, la crise sanitaire “ne va pas s’améliorer rapidement”, du fait d’une vague épidémique “extrêmement élevée”, qui “soumet l’ensemble du système de soins, l’ensemble du système hospitalier, à une tension redoutable”.

Ça va augmenter, le sommet de la vague est prévu pour la fin de la semaine prochaine”, avance par exemple le docteur Michèle Granier, présidente de la commission médicale de l’hôpital de Corbeil-Essonnes, en banlieue parisienne. D’autres experts tablent sur un pic prévu entre le 5 et le 15 avril.

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