Dès mercredi en FranceLe pass sanitaire des seniors désactivé sans la 3e dose

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À partir de ce mercredi, la dose de rappel sera obligatoire pour les plus de 65 ans en France pour que leur pass sanitaire reste valide. Dans un mois, le 15 janvier, ce sera le cas pour les 18-64 ans.
© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

“À compter du 15 décembre, les règles relatives au pass sanitaire évoluent pour les seules personnes de 65 ans et plus, et les personnes vaccinées avec du Janssen. Ces personnes devront avoir fait leur rappel, à partir du moment où elles y sont éligibles (soit 6 mois après leur dernière injection pour les premiers et 1 mois pour les seconds), et au terme d’un délai de 4 semaines supplémentaires maximum. Au-delà de ce délai, leur QR code sera désactivé automatiquement”, avertit clairement le gouvernement sur la plateforme Covid-19.

À compter de ce mercredi le pass sanitaire sera donc

désactivé pour les plus de 65 ans si le rappel de vaccin n’a pas été effectué sept mois après la dernière dose. “On a été clair sur les règles”, a lancé ce mardi matin Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement sur France Info: “Le pass sanitaire est conditionné à la dose de rappel”. Il souligne que la campagne de rappel “est ouverte depuis début septembre, il y a plus de trois mois”.

Cela ne veut pas dire que l’injection doit forcément avoir été faite avant cette date, qui correspond à l’entrée en vigueur du mécanisme. Car si le QR code est désactivé automatiquement ce 15 décembre, “le pass est réactivé si on fait sa dose de rappel”, assure Gabriel Attal.

La même équation se posera à partir du 15 janvier 2002 pour les 18-64 ans: la dose de rappel sera obligatoire pour que leur pass sanitaire reste valable.

Face aux difficultés d’accès à des rendez-vous de vaccination, Gabriel Attal avait confirmé vendredi que “8 millions de créneaux” seraient ajoutés “d’ici à début janvier”.

PLUS DE 180.000 MOSELLANS CONCERNÉS

En Moselle, 26 centres de vaccination et les professionnels de santé de ville, “sont mobilisés pour que chacun bénéficie de la campagne de rappel” rappelle le Préfet ce mardi. Il révèle que 182.637 personnes de plus de 65 ans n’ont pas encore reçu la 3e dose.

S’il reste préférable de prendre rendez-vous pour être pris en charge sans attente prolongée, la majorité des centres de vaccination vaccinent sans rendez-vous mais en fonction des possibilités du moment, c’est-à-dire entre deux rendez-vous et en fonction des doses disponibles.

Les personnes de plus de 65 ans peuvent aussi solliciter la venue d’une équipe mobile à domicile (via le numéro national 0800 730 957 ou le 0 800 730 956, numéro coupe-file a été réactivé).

SUFFISAMMENT DE VACCINS

Nous avons 27 millions de doses en stock. Nous aurons en janvier et en février des livraisons de 15 millions de doses par mois. Et dans le cadre européen, je me suis assuré à ce que nous ayons des commandes de 67 millions de doses en 2022 et 2023. (...) Cela veut dire que, quoi qu’il arrive, nous avons la capacité à vacciner les Français”, a déclaré ce mardi la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher à Sud-Radio.

Des laboratoires comme (le franco-austro-suédois) Valneva et (le français) Sanofi arrivent au bout de leurs études cliniques, et vont donner une capacité additionnelle à vacciner. Donc nous n’avons pas de problème de nombre de doses aujourd’hui. Les chaînes de production que nous avons mises en place l’année dernière fonctionnent très bien”, a-t-elle ajouté.

La ministre a voulu apaiser les craintes quant à la vaccination avec des produits de marques différents, notamment avec le vaccin Moderna, déconseillé pour les moins de 30 ans.

Non ce n’est pas inquiétant(d’être vacciné en Moderna, ndlr). Le vaccin Moderna a reçu une autorisation de mise sur le marché, c’est un vaccin sûr et extrêmement efficace, comme le vaccin Pfizer”, a martelé Mme Pannier-Runacher.

OMICRON VA S’IMPOSER, C’EST SÛR

La vérité, c’est qu’on ne sait pas exactement encore quand ce variant va se déployer, mais l’expérience nous conduit à dire qu’il faut s’y préparer car finalement les variants finissent toujours pas s’imposer”, a déclaré ce mardi Jean Castex, interrogé sur France Bleu Provence sur la cinquième vague de Covid-19.

Au Luxembourg, le Dr Jean-Claude Schmit, directeur de la Santé, avait lancé le même message lundi. Lorsque le premier cas d’Omicron avait été rendu public par la ministre de la Santé, il avait prévenu que “le variant Omicron supplantera dans les temps à venir, le variant Delta”.

Le chef du gouvernement français, Jean Castex, est d’avis que même “si la circulation (d’Omicron) aujourd’hui en France demeure faible, notre devoir c’est d’anticiper sur la base de ce qu’on sait”. Jean Castex rajoute: “Les Anglais disent qu’il est beaucoup plus contagieux que Delta, qui lui même était plus contagieux que ses prédécesseurs, mais qu’il n’entraîne pas nécessairement des formes plus graves et qu’il ne résiste pas à la troisième injection”.

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