
La compagnie Deutsche Bahn estime avoir réussi “un tour de force” durant ce week-end test.
Si plus de 6,5 millions de forfaits vendus ont été comptabilisés par Deutsche Bahn, leur nombre réel devrait s’avérer bien plus élevé puisque chaque régie de transports en commun en propose également à ses clients.
Ainsi à Berlin, il s’en était déjà écoulé 520.000 le 31 mai, la veille de son entrée en vigueur.
Pour faire face à l’afflux supplémentaire de voyageurs alors que débute la saison touristique, la compagnie a mis à disposition une cinquantaine de trains supplémentaires.
Cela n’a pas empêché l’engorgement durant le long week-end de Pentecôte avec des trains régionaux bondés, notamment au départ de la gare centrale de Berlin vers les stations balnéaires de la mer Baltique, et son lot de voyageurs mécontents. De nombreux usagers voyageant avec leur vélo n’ont pu accéder aux trains et les places assises étaient rares.
“Avec 86.000 trajets, tout ce qui peut rouler a roulé (...) pendant le long week-end”, a expliqué Jörg Sandvoss, le patron de Deutsche Bahn Regio, cité mardi dans un communiqué.
“Nous mettons littéralement tout ce que nous avons en mouvement : trains, bus, personnel de service”, a-t-il fait valoir, saluant “le tour de force” accompli par les personnels durant ce premier week-end.
Sur l’île de Sylt, de dizaines de punks s’étaient donné rendez-vous pour défier la riche clientèle de ce “Saint-Tropez de la mer du Nord”.
Le ticket mensuel à 9 euros, disponible en juin, juillet et août, fait partie d’un paquet de mesures exceptionnelles adoptées par la coalition d’Olaf Scholz pour soulager les consommateurs face à l’inflation et l’envolée des prix de l’énergie.
Au pays de la voiture reine, le gouvernement, dans lequel les Verts sont l’un des deux partenaires des sociaux-démocrates, entend également inciter plus de gens à circuler avec les bus, métros, trams et trains de banlieue ou régionaux.
Depuis des semaines, les médias et les réseaux sociaux s’enthousiasment pour ce forfait, qui n’est pas valable sur les liaisons à grande vitesse, et leurs détenteurs doivent souvent faire preuve de patience et d’abnégation pour traverser l’Allemagne.
Ainsi pour relier Munich à Berlin, il faut compter une dizaine d’heures -sans retards-, contre 4 heures et demie avec un train à grande vitesse ICE.