
Des files de voitures aux frontières de Wasserbillig ou encore Grevenmacher et des propos très clairs des autorités allemandes: ceux qui ont une raison valable peuvent passer, les autres sont refoulés. Une catastrophe pour les bourgmestres des villages situés des deux côtés de la frontière.
La solidarité avec les voisins est primordiale, le problème est bien réel. Il est important de montrer que nous devons nous rapprocher en temps de crise afin d’éviter des cicatrices dues aux fermetures temporaires des frontières.
Selon l’Institut Robert Koch, l’organe de référence en Allemagne, le Luxembourg est considéré comme secteur à risque et les frontières ont été fermées afin de couper la chaîne de contamination. Certaines frontières sont progressivement rouvertes, comme c’est le cas à Remich depuis vendredi.
Pour les frontaliers et les Luxembourgeois qui habitent de l’autre côté de la frontière, cette décision politique est encore difficile à digérer. Pour les commerces, il s’agit d’une situation inédite et très complexe à gérer alors que la région vit du tourisme et de la viniculture, qui sont pratiquement à l’arrêt pour le moment. Les restaurants sont fermés, toutes les manifestations culturelles et les fêtes sont annulées, une situation très difficile à vivre selon les responsables communaux.
Les petits commerçants de la région dépendent également fortement du tourisme à la pompe qui est également pratiquement suspendu.
Par contre, les restaurateurs qui proposent des livraisons ou des commandes sont très occupés et leur téléphone n’arrête pas de sonner. L’impact de la fermeture est moindre dans ce cas-ci, même lorsqu’il faut livrer de l’autre côté de la frontière.
Les contrôles instaurés par les autorités allemandes seront d’application encore au moins jusqu’au 4 mai. Jusque là, les communes de la Moselle resteront solidaires, en hissant les drapeaux européens tous les mardis, en signe de protestation contre cette séparation.
Le reportage (en luxembourgeois) de RTL Télé Lëtzebuerg: