CoronavirusLa situation se tend déjà dans les hôpitaux du Grand Est

Romain Van Dyck
Dans la région la plus touchée de France, les hôpitaux font face à un afflux massif de malades et "vacillent" déjà, rapporte Le Monde.
Un hôpital à Strasbourg. L'Alsace concentre la majorité des cas de coronavirus du Grand Est.
Un hôpital à Strasbourg. L’Alsace concentre la majorité des cas de coronavirus du Grand Est.
© AFP
21 nouveaux décès et près de 1.400 cas dans le Grand Est: le dernier bilan dans la région la plus touchée de France n’est pas rassurant. Une progression fulgurante qui impacte forcément les hôpitaux et le personnel soignant, qui “vacillent déjà face au coronavirus”, constate Le Monde, qui consacre

un long article sur le sujet.

Samedi soir, le numéro du Samu (15) était “totalement saturé en Moselle” rapporte le quotidien.

le CHRU a repoussé toutes les opérations non essentielles, mais il y a un début de saturation, les cliniques vont cesser toutes leurs activités ambulatoires pour que leur personnel puisse être sollicité” témoigne Guilaine Kieffer-Desgrippes, la présidente de l’Union régionale des médecins libéraux, qui déplore aussi un manque de masques de protection.

Mais c’est évidemment en Alsace, qui concentre la majorité les cas du Grand Est, que la situation se complique le plus vite. Le Monde cite un urgentiste strasbourgeois qui déplore le manque de lits de réanimation. “On a monté des lits “Covid” mais ils sont déjà tous pleins” explique-t-il. Pour Jean Sibilia, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, “on va avoir une marée noire, un crash test la semaine prochaine”, car “on n’est pas encore au sommet du pic épidémique”.

“C’EST CATASTROPHIQUE D’ALLER BOIRE UN VERRE”

Guilaine Kieffer-Desgrippes supplie la population d’écouter les consignes: “Il faut le répéter, c’est catastrophique d’aller boire un verre en terrasse, il faut comprendre qu’un peu de civisme c’est moins de morts à la clé.

Jean Sibilia se joint à elle pour rappeler que le respect des consignes est “un volet majeur dont une partie de la population, qui est un peu dans le déni, n’a pas pris la mesure.

C’est entre nos mains”, exhorte-t-il, surtout en Alsace. Pour cette région, “c’est presque trop tard, mais on peut encore sauver ce qui peut l’être ailleurs.

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