Annulation des festivités de carnavalLa province de Luxembourg entre sagesse et résignation

RTL Infos
La fenêtre d’optimisme qui semble s’ouvrir sur le front de la crise sanitaire arrive un peu trop tard pour les carnavals de la province de Luxembourg. Les annulations se sont succédé. Certains préfèrent jouer la montre en ajournant leur rendez-vous, d’autres adaptent leur format. Mais derrière les masques, c’est la soupe à la grimace.
Un char du carnaval d'Alost, le 3 mars 2019 en Belgique.
Un char du carnaval d’Alost, le 3 mars 2019 en Belgique.
© DR

Le Pat’ Carnaval de Bastogne a été le premier à dégainer en novembre afin de ne pas s’occasionner de trop gros frais. L’annonce de l’annulation des festivités lors du week-end du 27 février a été l’une des premières d’une longue série.

Celle d’Arlon est intervenue il y a quelques jours. «Force est de constater que le Covid-19 fait toujours partie de notre vie. C’est une réalité avec laquelle nous devons jongler. Nous sommes également dans l’inconnue concernant les recommandations sanitaires et l’entrée en vigueur du baromètre depuis le vendredi 28 janvier pour le milieu de l’événementiel et de la culture. Est-ce que la couleur de celui-ci changera dans les prochaines semaines? Nous n’en savons rien. Aujourd’hui, cette incertitude nous pousse à prendre cette décision», a expliqué Numa Glesener, le président du Comité Arlon Carnaval.

Le carnaval d’Arlon, cela représente un nombre d’heures de travail incalculables, mais aussi et surtout un risque financier très important. Lors de la première annulation en 2020, nous avons dû honorer les frais déjà engagés avant le début de l’épidémie. En toute transparence, les pertes financières s’élevaient aux environs des 70.000 €” a poursuivi Numa Glesener. “Heureusement, grâce à une gestion en bon père de famille, le carnaval d’Arlon n’est pas menacé d’une disparition. Nous sommes là et nous resterons là. En 2023, nous y verrons certainement plus clair quant à une organisation complète de notre manifestation.

D’autres villes moins grandes comme Nassogne, Barvaux-sur-Ourthe, Saint-Hubert, Hotton ou encore La Roche-en-Ardenne, haut lieu carnavalesque, ont pris la même décision.

SINON, IL RESTE UN CARNAVAL... EN AOÛT!

Celui de Martelange, programmé le 6 mars, passe aussi à la trappe. La décision a été prise d’un commun accord entre la commune et le comité organisateur dont l’idée première fut de proposer une version allégée de la manifestation. Le protocole, qui reste très lourd, a ruiné les derniers espoirs des joyeux lurons de Martelange.

Marche-en-Famenne, elle, a postposé la 62e édition du Carnaval de la Grosse Biesse initialement au menu du 27 février. Rendez-vous lors du week-end de l’Ascension les 28 et 29 mai. «L’esprit et la symbolique n’en seront pas moins présents à la fin du mois de février», soulignent les organisateurs. «Chaque groupe carnavalesque aura l’occasion de décorer une vitrine du centre-ville.»

Et pour les plus prudents ou les plus frileux, il restera le Carnaval du Soleil à Houffalize le dimanche 7 août. Pour peu que le virus prenne quelques mois de congé…

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