
Une source gouvernementale a confirmé cet accord conclu après une nuit de négociations. Il prévoit “un investissement d’environ 100 millions d’euros dans la recherche sur les petits réacteurs modulaires” (small modular reactors, SMR), a précisé cette source. La sortie progressive du nucléaire est inscrite dans la loi en Belgique depuis 2003.
Le dossier “nucléaire” divise la coalition au pouvoir associant principalement libéraux (la famille du Premier ministre Alexander De Croo), socialistes et écologistes.
Une conférence de presse est prévue à 11H00 locales (10H00 GMT) au siège de la Chancellerie du Premier ministre pour détailler l’accord.
Depuis un mois, les libéraux francophones du MR, un des sept partis de l’attelage, mettaient en garde contre le scénario de sortie complète défendu par la ministre de l’Energie, l’écologiste flamande Tinne Van der Straeten. Ils appelaient à conserver une partie des capacités nucléaires actuelles en arguant notamment que les nouvelles centrales au gaz prévues pour sécuriser l’approvisionnement énergétique sont trop polluantes, génératrices de CO2.
Le nucléaire compte pour environ 40% de l’électricité produite en Belgique et va donc se passer de ses vieux réacteurs en 2025. Mais ne tourne pas le dos pour autant à l’énergie nucléaire puisqu’elles devra assurer à l’avenir son approvisionnement en électricité pour éviter le black-out. D’autant que la centrale au gaz de Vilvorde n’est pas encore dans les tuyaux. La ministre de l’énergie, Zuhal Demir (N-VA) refuse d’accorder le permis de construire.
Il y a actuellement un débat houleux au sein de l’Union européenne sur une éventuelle renaissance de l’énergie nucléaire. Un texte juridique de la Commission européenne sur les investissements verts est très attendu. La Commission envisage d’ajouter l’énergie atomique à une liste de formes d’énergie “durables”. La liste devrait être dévoilée à la mi-janvier 2022.