
François Grosdidier, le maire (Les Républicains) de Metz, aurait été mis en examen pour “détournements de fonds publics” et pour “prise illégale d’intérêts” par la justice française. Une information relayée par Le Républicain Lorrain ce lundi en début d’après-midi.
La décision vient de lui être notifiée par la justice mais l’affaire n’est pas nouvelle. Elle remonte même à fin 2012 lorsque François Grosdidier était encore sénateur-maire de Woippy.
Le site d’information Médiapart avait alors révélé que le politicien avait puisé dans sa propre réserve parlementaire (dont disposent sénateurs et députés) pour subventionner une association dénommée “Valeur Écologie”. Et dont il était le président. En février 2013, Philippe Mousnier, un adversaire électoral de François Grosdidier avait indiqué qu’il avait porté plainte avec constitution de partie civile.
Philippe Mousnier était d’avis que M. Grosdidier se servait de Valeur Écologie pour sa propre promotion, y compris lors des campagnes électorales de 2011 (élections cantonales et sénatoriales).
L’instruction avait abouti à un non-lieu prononcé en juin 2017 par la Cour d’appel de Metz. Mais Philippe Mousnier a saisit la Cour de cassation qui a renvoyé l’affaire devant la Chambre de l’instruction de Nancy qui a demandé un supplément d’information à un juge en juin 2019. C’est la dévision qui vient d’être exécutée.