À la frontièreForte hausse des cas de coronavirus à Metz

Thomas Toussaint
Les contaminations au coronavirus ont augmenté à Metz. La ville, et tout le département de la Moselle, sont les plus touchés de la région Grand Est.
© LOIC VENANCE / AFP

Elle est désormais la métropole la plus touchée de tout le Grand Est. À Metz, l’épidémie a connu un net rebond ces dernières semaines.

Dans son bulletin du mardi 2 février, l’Agence régionale de santé a évalué le taux d’incidence à 395,6 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, entre le 24 et le 30 janvier. Environ deux fois plus que Reims et Mulhouse, et loin devant Strasbourg et Nancy.

Le taux de positivité des tests réalisés est également plus élevé qu’ailleurs: 9,8%, contre moins de 7% pour les autres grandes villes. Chez les personnes de plus de 65 ans, l’incidence et la positivité sont encore plus élevés et atteignent 414 et 13,8.

Dans le sillage de Metz, c’est tout le département de la Moselle qui est touché: les taux d’incidence et de positivité sont les plus élevés de la région. “C’est une situation que nous n’arrivons pas à expliquer” reconnaît une représentante de l’ARS pour le Républicain Lorrain, tout en évoquant des foyers d’infection dans certains établissements pour personnes âgées.

Là où les autres départements connaissent une baisse ou une relative stagnation des cas, la Moselle est dans une phase d’augmentation forte. Cette hausse est d’autant plus étonnante que le département a été un des premiers à passer sous couvre-feu dès 18h.

Dans toute la région Grand Est, le nombre d’hospitalisations est en hausse depuis la mi-décembre. C’est-à-dire quelques jours après le 2e déconfinement. Au 1er février, environ 71% des lits de réanimation étaient occupés par des patients atteints par le coronavirus. Soit presqu’autant que lors du pic du deuxième confinement.

À ce stade, près de 23.000 personnes ont été vaccinées en Moselle. Soit un peu plus de 2% de la population du département, qui compte plus d’un million d’habitants.

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