
Le gouvernement d’Angela Merkel a décidé, le 15 mars, de fermer la frontière entre les deux pays.
Depuis, les travailleurs frontaliers vivent une grosse galère, raconte le Monde. “La fermeture de la frontière est non seulement un casse-tête pour la vie quotidienne, mais, au-delà, c’est aussi l’amitié franco-allemande qui est en jeu”, raconte Christophe Arend, député (LRM) de la 6e circonscription de la Moselle et président du groupe d’amitié France-Allemagne à l’Assemblée nationale.
“Au départ, le gouvernement allemand n’avait parlé que d’un renforcement des contrôles à la frontière. Mais, faute de pouvoir mobiliser des policiers sur toutes les routes, il a dû faire des choix. Résultat : sur les trente-cinq points de passage entre la Moselle et la Sarre, trente et un ont été purement et simplement fermés, obligeant les travailleurs frontaliers – les seuls encore autorisés à circuler – à faire de longs détours pour exercer leur métier en Allemagne” écrit le Monde.
L’entrepreneur Rafael Carentz le confirme: 300 mètres séparent les bureaux de sa petite société d’horticulture, situés à Rehlingen, en Allemagne, de son entrepôt, côté français. “Normalement, on met trois minutes pour aller de l’un à l’autre. Depuis que la frontière est fermée, ça prend au moins deux heures, vu les détours qu’il faut faire et les embouteillages à la frontière”, explique-t-il.
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