FranceElle n'arrive pas à expulser un squatteur et veut "faire justice elle-même"

RTL Infos
Début 2022 à Fressenneville (Hauts-de-France), Mégane Lombard, 24 ans, hérite de la maison de sa maman qui vient de décéder d'un cancer. Mais elle hérite aussi de son squatteur, et désormais c'est elle qui se retrouve à la rue. Face à l'inaction de l'État, elle crie à l'injustice.
© Capture d’écran Facebook

Mégane Lombard est une jeune femme de 24 ans. Elle a perdu sa maman début 2022 et hérité de sa maison à Fressenneville, comme le relaye actu.fr. En 2021, sa mère a commencé à louer son bien à une connaissance, mais très vite, les loyers ont cessé d’être payés.

C’est donc de son lit d’hôpital, la maladie gagnant du terrain, que la maman entreprend les démarches pour l’expulsion du locataire. Elle décédera malheureusement avant que la procédure n’aboutisse.

Depuis, sa fille Mégane se bat pour que justice soit faite et pour enfin récupérer sa maison. C’est pour sa mère surtout, qu’elle ne lâche rien. Le 16 juin, un jugement a ordonné l’expulsion et le remboursement de la dette, et pourtant, le squatteur occupe toujours les lieux.

Dans quel état vais-je retrouver la maison?”. Pour Mégane, la situation est un véritable crève-cœur. Non seulement elle se retrouve sans domicile, mais l’état de la maison l’inquiète énormément. L’occupant laisserait en effet la fenêtre du toit ouverte, permettant à la pluie et au froid d’imprégner la demeure.

Avec la trêve hivernale qui a débuté le 1er novembre, impossible d’expulser un squatteur jusqu’au 31 mars 2023. Et justement, la jeune femme s’est démenée pendant de longs mois pour que l’expulsion ait lieu avant la trêve hivernale, et elle était proche du but, mais le 26 octobre, la nouvelle sous-préfète n’accorde finalement pas l’expulsion.

Pour Mégane, la situation est intenable financièrement. Son locataire a un toit, tandis que elle se retrouve à la rue, confrontée à de multiples frais. Elle ne peut pas payer un loyer en plus. Mégane a donc installé une tente et des tabourets à l’entrée de sa propriété, et attaché un drap affichant le mot “Squatteur”. La maison se situe au fond d’une allée, mais impossible de franchir la barrière pour frapper à la porte puisque le locataire a verrouillé l’accès, en installant une chaîne et un cadenas.

Je ferai justice moi-même, pour ma mère qui s’est sacrifiée pour cette maison”. La jeune femme ne compte pas abandonner et espère récupérer son bien le plus rapidement possible.

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