Des "traces de piqûre"Des jeunes femmes droguées lors d'un bal en Belgique?

RTL Infos
La justice belge a ouvert une enquête mardi sur des soupçons d'administration de drogue, par piqûre notamment, qui ont été rapportés par sept femmes ayant participé ce week-end à un bal près des frontières françaises et luxembourgeoises
© Bastien Plu / Unsplash

Que s’est-il passé lors d’une soirée organisée à Rouvroy? Depuis ce week-end, des participantes d’un bal affirment avoir été droguées, soit à l’aide d’un cachet glissé dans leur verre, soit par de possibles piqûres.

La police a déjà recueilli les plaintes de sept femmes, dont quatre mineures, ayant participé au bal organisé samedi soir par le Club des jeunes (CDJ) de Dampicourt, un village de cette commune de la province du Luxembourg, près de la frontière française et à 30 kilomètres de la frontière luxembourgeoise. “Les procès-verbaux des policiers ont été transmis mardi au parquet et une information judiciaire a été ouverte” pour vérifier ces affirmations, a déclaré Anne-Sophie Guilmot, porte-parole du parquet. “Certaines plaignantes s’étant rendues à l’hôpital, il y aura certainement des analyses de sang ou d’urine pour compléter les investigations, a-t-elle ajouté.

Aucun suspect n’a été identifié à ce stade et aucune drogue ou substance prohibée identifiée, selon le parquet, qui a fait état de “deux modus operandi” soupçonnés par les plaignantes.

Certaines d’entre elles ont dit avoir découvert sur leur corps, le lendemain du bal, “une trace qui pourrait s’apparenter à un trace de piqûre”, a dit Mme Guilmot. Au moins une autre a décrit une tâche suspecte dans sa boisson faisant penser à “un cachet glissé dans le verre”.

D’après la radio-télévision francophone RTBF, les victimes déclarent aussi avoir ressenti divers symptômes comme des vertiges, la tête lourde, de la nausée ou encore des pertes de mémoire.

En France, un climat de psychose s’est installé dans le monde de la nuit après des dizaines de témoignages, dans plusieurs régions du pays, évoquant des agressions par le biais de mystérieuses piqûres ayant entraîné des sueurs, nausées, vertiges voire parfois des vomissements.

Une soixantaine de faits similaires survenus dans des établissements de nuit ont été rapportés à la police (en zone urbaine) depuis le début avril, a dit une source policière à l’AFP. Le geste de piquer n’est pas forcément suivi d’une agression sexuelle.

À Nantes, dans l’ouest de la France, le parquet a recensé 45 faits en deux mois et demi. Des analyses toxicologiques ont été effectuées pour voir si la substance administrée est la même.

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