Traitement aérienDes drones pour lutter contre les chenilles urticantes

Christophe Wantz
La commune de Guénange, en Moselle, doit lancer dès demain une nouvelle campagne de pulvérisation contre les chenilles processionnaires du chêne à l'aide de drones.
© Shutterstock

Au Luxembourg aussi, elles ont beaucoup fait parler d’elles ces dernières années et empoisonné la vie des habitants: les chenilles processionnaires du chêne et leurs poils urticants qui piquent et provoquent d’importantes réactions cutanées. La commune de Guénange en Moselle va elle déployer les grands moyens pour tenter de venir à bout de ce fléau.

Un premier test expérimental avait été réalisé l’an dernier en partenariat avec l’Inra, l’Institut national de recherche agronomique, et l’entreprise Agrobio Tech. La deuxième campagne aura lieu la semaine prochaine, du 12 au 15 mai. Les travaux de préparation commencent mardi, et dès mercredi, si la météo le permet, deux drones de 24 kg équipés de brumisateurs vont survoler la lisère de la forêt de Guénange.

UNE BACTÉRIE SANS DANGER POUR L’HOMME

Ils vont appliquer sur la cime des arbres un biocide déjà testé et approuvé sur les processionnaires du pin dans les Alpes-Maritimes: un liquide à base de bacilles de Thuringe. Il s’agit d’une bactérie nocive pour les chenilles urticantes mais sans danger pour les hommes et les autres animaux de la forêt. Notamment pour les mésanges qui nichent à proximité, et qui sont connues pour être de grandes prédatrices de chenilles. L’utilisation de drones permet également un traitement plus ciblé avec une dose minimale de produit pulvérisé.

La lisière de la forêt sera traitée sur une largeur de 40 mètres. Coût de l’opération pour Guénange: 40.000 euros.

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