
En début du mois de mars, peu avant minuit, le trentenaire a volontairement foncé dans les rues de Mont-Saint-Martin en refusant de s’arrêter à un contrôle de police. Comme le relatent nos confrères du Républicain Lorrain, il a ensuite emprunté le viaduc de la Chiers à du 150 km/h et à contresens provoquant ainsi un accident dans lequel deux femmes ont failli perdre la vie.
Mais le chauffard ne semblait pas se soucier de la collision qu’il venait de provoquer puisqu’il a tout simplement continué sa course, du bon côté de la chaussée cette fois-ci, sur la RN52.
Avec plusieurs voitures de police appelés en renfort afin de l’intercepter, les forces de l’ordre parviennent finalement à immobiliser son véhicule à l’aide d’une herse posée sur le sol après une course-poursuite de 17 kilomètres.
Ce n’est pas tout puisque “l’enragé du bitume” ou “le furieux de la route” s’en prend aux policiers, se cogne la tête volontairement contre la vitre du véhicule de police et tente même de mordre une policière au doigt une fois arrivé au commissariat. Un sédatif lui sera enfin administré à l’hôpital, un alcootest révélera par la suite qu’il avait environ un gramme d’alcool dans le sang au moment des faits. Un taux d’alcool que le prévenu va tenter de nier en prétextant un “bain de bouche qu’il avait pris à cause d’une rage de dents”.
Le parquet avait requis 15 mois de prison dont sept ferme à l’encontre du chauffard au casier vierge, mais déjà connu pour deux conduites sous ivresse.
En comparution immédiate vu la gravité des faits qui lui sont reprochés, le conducteur fou tente de trouver des excuses pour son comportement dangereux: “je cherchais un dentiste et tous les cabinets étaient fermés”. Problème: il roulait sans permis de conduire, sans carte grise à jour et sans assurance.
Il a finalement été condamné pour cette folle soirée pendant laquelle deux femmes, les conductrices des deux voitures entrées en collision à cause de sa conduite dangereuse, ont miraculeusement réussi à éviter le pire. Six mois ferme aménagés avec l’obligation de porter un bracelet électronique, six autres mois de prison avec sursis probatoire, 350 euros d’amende et 1.400 euros à verser à deux policiers qui s’étaient portés parties civiles. Il devra également indemniser les deux automobilistes rescapées de sa course-poursuite, il faudra cependant attendre le mois de juin pour en connaître le montant.