
Après de nombreux vols au-dessus des espaces verts mosellans, comme au plan d’eau à Metz ou à Thionville, le drone de la police a été déployé en zone urbaine.
Ce samedi, la police aux frontières a fait voler l’appareil au centre-ville de Metz pour donner des consignes de sécurité via le haut-parleur du drone: “Police nationale. Pour votre santé, merci de respecter les gestes barrières. Les rassemblements de plus de dix personnes ne sont pas autorisés.”
Le drone a ensuite été déployé au parc de la Seille, dont l’espace de jeu et les allées sont interdits d’accès depuis le 11 mai.
Ce lundi 18 mai, le Conseil d’Etat a interdit à la police de faire voler ses drones au-dessus de Paris, leur usage étant mal réglementé par la loi et pouvant entrer en conflit avec le respect de certaines libertés fondamentales: le droit à la vie privée et le droit à la protection des données personnelles.
Bien que la police ait assuré que ses drones ne soient utilisés que dans un rôle de surveillance des rassemblements, le Conseil d’Etat a ordonné “à l’Etat de cesser, sans délai, de procéder aux mesures de surveillance par drone” dans la capitale.
“Il n’y a aucune raison de penser que cette décision n’ait pas vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire français”, a expliqué Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des Droits de l’Homme.
“L’injonction a été prononcée à Paris, parce que nous avons attaqué l’utilisation des drones dans la capitale. Mais le raisonnement du Conseil d’Etat est parfaitement transposable et applicable sur tout le territoire français, dans les dizaines de villes qui utilisent” des drones de surveillance, a ajouté l’avocat de la Quadrature du Net Alexis Fitzjean O Cobhthaigh.