Suppression de lits et de postesAppel à la grève au CHRU de Nancy ce lundi

Romain Van Dyck
Un préavis de grève a été déposé pour ce lundi au CHRU de Nancy par la CGT. Toujours inquiet par le plan de suppression de lits et de postes, le syndicat appelle à la mobilisation des soignants, très éprouvés durant la crise sanitaire.
© AFP

La CGT du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) Nancy “appelle l’ensemble des agents à participer à la grève le lundi 11 mai”, peut-on lire dans un communiqué publié le 7 mai dernier. L’organisation syndicale estime en effet que les leçons n’ont pas été tirées durant cette crise sanitaire: “la réouverture des écoles maternelles et primaire le 11 mai, l’absence de nouveaux moyens pour les services publics et le refus de changement de politique ne servent qu’à permettre le retour à la production et à la consommation”.

Plus spécifiquement au sujet du CHRU Nancy, la CGT revient sur le fameux plan de suppression de lits et de postes, qui avait fait couler beaucoup d’encre. Il y a un mois en effet, le gouvernement avais mis fin aux fonctions de Christophe Lannelongue, le directeur de l’Agence régionale de Santé (ARS) Grand Est. Ce dernier avait suscité un tollé en estimant qu’il fallait poursuivre les suppressions de postes au CHRU de Nancy, alors que la crise du Coronavirus faisait rage et plongeait le personnel de l’hôpital dans une crise sans précédent.

Il a depuis été remplacé par Marie-Ange Desailly-Chanson, médecin biologiste qui a notamment été inspectrice générale des affaires sociales (IGAS), et qui a, à ce titre, participé à une mission d’inspection pour réévaluer la situation du CHRU de Nancy en 2018.

AVOIR DU MATÉRIEL “DIGNE DE CE NOM”

Reste que ce changement de tête à l’ARS ne rassure pas la CGT qui revendique toujours “l’annulation des plans de suppressions de lits et de postes” (174 lits et de 598 postes exactement) au CHRU de Nancy mais aussi dans “tous les établissements de santé”.

La CGT exige aussi:

  • l’amélioration des conditions matérielles des soignants, en leur fournissant les “masques, gel hydro-alcoolique, surblouses dignes de ce nom” ainsi que “les autres matériels barrières essentiels pour la sécurité des personnels et des usagers.
  • le dépistage par test du Covid-19 pour tou-te-s;
  • la réquisition des industries pour constituer un stock nécessaire de fabrication des matériels barrières et de médicaments;
  • le respect du choix de la pose de leurs congés, repos, RTT et CET;
  • la revalorisation des heures supplémentaires et du CET;
  • la reconnaissance en maladie professionnelle pour les agents atteints du Covid-19.

EN ATTENDANT LE “PLAN MASSIF” POUR L’HÔPITAL

Fin mars dernier, et un an presque jour pour jour après le début du mouvement de grève dans les services d’urgences, le président Emmanuel Macron en visite dans un hôpital de Mulhouse avait annoncé un “plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières” pour les hôpitaux. Une annonce dont on ignore toujours les détails et l’agenda de mise en oeuvre.

À noter que la solidarité des particuliers et des entreprises, elle, reste de mise au CRHU, comme en témoigne cette publication récente faisant état de nouveaux dons:

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