
Dans les Yvelines, 153 personnes ont été interpellées à Mantes-La-Jolie, selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, essentiellement devant un lycée, pour “participation à un attroupement armé” après des heurts et dégradations a indiqué le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi “interrompre un processus incontrôlé”.
Les mains entravées dans le dos ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, des dizaines d’entre eux ont été rassemblés dans le jardin d’un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération, a constaté une journaliste de l’AFP.
Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police, a constaté la journaliste.
Dans les Yvelines, au total 189 jeunes, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles.
Laurent Saint-Martin, vice-président LREM de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a jugé vendredi “choquantes” les images de plusieurs dizaines de lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie et assuré que “si effectivement il y a eu faute, nous serons les premiers à les condamner”.
“Quand j’ai vu ces images hier soir, j’ai été, comme beaucoup de Français, d’abord choqué. Les images sont choquantes, on peut être indigné quand on voit ces images”, a réagi le député LREM sur franceinfo.
“Il faudra savoir si effectivement il était nécessaire d’avoir recours à ce type d’interpellations et de dispositif”, a ajouté M. Saint-Martin, précisant que “si effectivement il y a eu faute, nous serons les premiers à les condamner, il n’y a aucune difficulté là-dessus”.
“Sur les 122 interpellations à midi, il y en avait une quarantaine qui étaient arrivés cagoulés, équipés pour détruire et pour incendier un bâtiment”, a fait valoir le député en dénonçant une “vraie volonté de violence dans un contexte particulièrement tendu”.
“Je fais confiance aux forces de l’ordre sans être naïf, on a les yeux ouverts sur les procédures. Pour ça, il y a l’IGPN, il y a le ministère de l’Intérieur, il y a le Défenseur des droits, nous sommes dans un État de droit”, a ajouté M. Saint-Martin.