
Ça ressemble à une soirée digne du film Very Bad Trip. Ce soir du 14 décembre 2018, à Calais, dans le nord de la France, Sabrina Martin sirote pas moins de quatre bouteilles de vin après avoir pris son bain, raconte La Voix du Nord. Problème, la femme est censée porter un bracelet électronique à la cheville, ce qui n’est de toute évidence pas le cas, à la vue -vraisemblablement- des mouvements suspects détectés par la police.
Celle-ci se rend alors au domicile de la jeune femme et constate qu’effectivement, point de bracelet électronique n’est attaché à l’une de ses chevilles. Après un rapide aller-retour dans sa chambre, la prévenue revient néanmoins avec ledit bracelet, encore habillé des poils de son matou. Il s’avère que le coquet animal portait autour de son cou le collier issu de la dernière collection de l’univers carcéral.
Forcément, Sabrina Martin ne se souvient pas de grand chose et surtout pas de comment son chat a pu se retrouver avec son propre bracelet électronique autour du cou. Mais elle précise tout de même qu’il est très facile de se défaire de l’objet, pas suffisamment serré.
Convoqué le 19 décembre dernier, la jeune femme avait demandé le renvoi de son jugement afin d’éclaircir ce mystère. Mais trois semaines plus tard, c’est-à-dire mercredi, celle-ci n’avait pas plus d’explications à donner devant le tribunal. Elle en a néanmoins profité pour mettre en cause les policiers, qui auraient pénétré dans son domicile à son insu pour prendre une photo et l’envoyer au juge d’application des peines, rapporte encore La Voix du Nord.
Suffisamment patient, le tribunal l’a condamné à cinq mois de prison ferme avec maintien en détention pour “évasion d’un condamné placé sous surveillance électronique.”